Kinshasa, 11 juillet 2026 (ACP).- Une évaluation des actions de terrain de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) a été établie vendredi, dans un atelier, à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
«L’objectif est donc de combiner les actions de terrain avec le renforcement des capacités des personnes les mieux placées pour relayer la sensibilisation, afin d’obtenir un impact beaucoup plus large à Kinshasa et, à terme, dans l’ensemble du pays», a déclaré Becky Mbwase, coordonnatrice de l’ONG «Solidarité des femmes sur le fleuve Congo (Soffleco).
Selon Mme Mbwase, le choix a été porté sur les représentantes de différentes organisations parce qu’elles interviennent sur le terrain et sont en contact permanent avec les communautés. C’est à travers elles que la SOFFLECO souhaite élargir davantage la sensibilisation, car elles représentent des structures nationales disposant de relais dans plusieurs provinces et sont en mesure de mener efficacement des actions de sensibilisation dans leurs différentes zones d’intervention.
De son côté, Dr Neney Sambi, psychologue clinicienne, a encouragé les victimes de violences des VBG à recourir aux centres intégrés de services multisectoriels pour bénéficier d’une prise en charge holistique et gratuite.
«Lorsqu’une personne est victime d’une violence basée sur le genre, qu’il s’agisse d’une violence sexuelle, psychologique, économique ou physique, elle doit se rendre dans une structure de prise en charge où elle sera accueillie et accompagnée. La gratuité de la prise en charge garantit que le manque de moyens financiers ne constitue pas un obstacle à l’accès aux soins. Il suffit que la victime accepte de se présenter dans une structure spécialisée», a-t-elle dit.
Elle a ajouté que l’une des missions des psychologues est d’aider la victime à recourir aux premiers secours.
«Notre mission de renforcer les capacités des participants, qui sont des membres d’associations féminines, en matière de premiers secours psychologiques, c’est-à-dire les premières actions qu’ils doivent mener lorsqu’ils se trouvent face à une victime. Il ne s’agit pas d’agir en tant que spécialistes, mais d’apporter un premier soutien, de calmer la victime, puis de l’orienter vers les différentes structures de prise en charge en fonction de ses besoins», a-t-elle fait savoir.
Créée en 2018, l’organisation non gouvernementale dénommée Solidarité des Femmes sur le Fleuve Congo (SOFFLECO) a pour objectifs de défendre les droits des femmes, de promouvoir leur autonomisation, de protéger l’environnement, ainsi que de prévenir et de lutter contre les violences basées sur le genre. ACP/Ye/Mok

