Bunia, 10 mars 2026 (ACP).- Les femmes de l’Ituri, dans le nord-Est de la République démocratique du Congo (RDC) ont été exhortées lundi à renforcer leur rôle de médiatrices pour le retour de la paix et de la cohésion sociale, a-t-on appris de source officielle.
« La femme est le pilier d’une population. Elle représente l’essentiel de l’organisation sociale. La paix commence au foyer par l’éducation des enfants aux valeurs de tolérance », a déclaré Jeanne Alasha, conseillère du Gouverneur militaire en charge du Genre, famille et enfant.
La conseillère a rappelé l’adage selon lequel « éduquer une femme, c’est éduquer toute une nation ».
Malgré l’importance de ce rôle, Mme. Alasha a déploré une participation encore marginale des femmes dans les processus de décision et les dialogues communautaires.
Elle a relevé que, sur le terrain, la représentativité féminine peine à atteindre le seuil de 30 % recommandé par la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies, citant des cas où seules 10 femmes participent à des assemblées de 80 personnes.
Selon elle, cette sous-représentation est accentuée par plusieurs défis majeurs, notamment le manque de moyens financiers, l’insécurité persistante dans des zones comme le territoire de Djugu, et le fonctionnement limité des comités locaux de paix.
Mme Alasha a salué les signaux d’espoir, citant l’exemple du cabinet du Gouverneur militaire qui respecte strictement la parité (quatre conseillères et quatre conseillers).
Par ailleurs, elle a souligné la symbolique du 8 mars, où les femmes ituriennes ont arboré le vert et le blanc pour manifester leur soutien aux efforts de sécurisation.
« Lapaix est l’affaire de tous. Chacun doit se demander quelle est sa contribution pour que l’Ituri avance vers le développement », a-t-elle conclu.ACP/

