Kinshasa, 07 mars 2026 (ACP).- La parité a été présentée comme un droit inaliénable et un fondement indispensable à toute paix durable en République démocratique du Congo (RDC), par représentant adjoint du secrétaire général des Nations Unies (NU), en prélude de la Journée internationale des droits des femmes, a-t-on appris samedi de source onusienne.
« L’égalité constitue à la fois un droit inaliénable et un fondement indispensable à toute paix durable. En ce jour, je souhaite réaffirmer avec la plus grande clarté : les droits des femmes ne sauraient être négociés ni relativisés. Ils doivent être respectés, protégés et pleinement réalisés, partout et pour toutes», déclaré Bruno Lemarquis, représentant adjoint du secrétaire général des NU.
«L’édition 2026 de cette Journée internationale est placée sous le thème mondial : « Droits. Justice. Action. pour toutes les femmes et les filles ». Le Gouvernement de la RDC et ses partenaires, dont le Système des Nations Unies, ont choisi de décliner cette célébration autour du thème : « Droits garantis : autonomisation durable pour toutes les femmes et filles »», a-t-il ajouté.
Pour M. Lemarquis, également coordonnateur résident et coordonnateur humanitaire, ce choix résonne profondément dans un pays où, depuis des décennies, les femmes et les filles paient le plus lourd tribut et portent le poids des conflits, des violences, des déplacements forcés et des inégalités structurelles.
« Pourtant, trop de femmes et de filles demeurent confrontées aux violences basées sur le genre, à des discriminations ainsi qu’à des obstacles persistants notamment en matière d’accès à la justice et aux opportunités économiques. Dans un contexte marqué par l’insécurité et l’impunité, garantir leurs droits relève d’un impératif moral, juridique et politique » », a-t-il fait savoir.
Transformer les droits en réalités tangibles
Pour le représentant adjoint du secrétaire général de l’ONU, le Système des Nations Unies œuvre aux côtés du Gouvernement congolais en vue de transformer ces droits des femmes en réalités tangibles.
« Le système des Nations Unies apporte son appui à la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), afin de documenter et suivre les cas de violences basées sur le genre (VBG), pour que chaque violation soit identifiée, signalée et traitée; la prise en charge multisectorielle des survivantes, en renforçant l’accès à la justice, aux soins, au soutien psychosocial et à la réinsertion, y compris professionnelle ainsi que les cliniques juridiques et les audiences foraines, qui ont permis de condamner des auteurs de violences sexuelles et de consolider la lutte contre l’impunité« , a-t-il dit.
Il a rappelé que les NU appuie la formation des Officiers de Police judiciaire (OPJ), des enseignants et des leaders communautaires, afin de prévenir les violences et de transformer durablement les normes sociales; l’autonomisation économique, qui constitue un levier déterminant pour la dignité et la résilience.
ACP/UKB

