JIF-RDC : le gouvernement poursuit la promotion des droits des filles (Ministre du Genre)

Kinshasa, 11 octobre 2026 (ACP).- La ministre du Genre, famille et enfant a affirmé dimanche que la République démocratique du Congo (RDC)  poursuit ses efforts pour la promotion des droits des filles, lors de la cérémonie jumelée de la Journée internationale de la jeune fille et la clôture du Fief-RDC à Kinshasa.

« Sous l’impulsion de Son Excellence Monsieur Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République et Champion de la masculinité positive et sous la conduite du gouvernement dirigé par Madame Judith Suminwa Tuluka, Première ministre, cheffe du gouvernement, la RDC poursuit ses efforts en faveur de la protection de l’enfant et de la promotion des droits des filles », a déclaré Micheline Ombae, ministre du Genre.

« Cette journée est un rendez-vous avec notre conscience, un appel à notre responsabilité et une invitation à transformer nos engagements en actes. Car, une nation ne se mesure pas seulement à l’immensité de ses richesses, mais aussi à la manière dont elle protège ses enfants, respecte ses filles et prépare leur avenir», a-t-elle ajouté. 

Elle a précisé que le thème de cette année, tel que rappelé par madame la secrétaire générale au Genre, « mettons fin au mariage des enfants et investissons dans les droits des filles« , a rappelé une vérité fondamentale : investir dans la fille, c’est investir dans la dignité humaine, la justice sociale et l’avenir de toute une nation.

Mme Ombae a déploré les chiffres alarmants à l’échelle mondiale qui s’élève à environ six à 50 millions de femmes et de filles vivent aujourd’hui avec les conséquences d’un mariage contracté durant leur enfance. 

Selon elle, en Afrique subsaharienne, cette pratique demeure particulièrement préoccupante.

La ministre a indiqué que derrière ces chiffres, il y a des rêves interrompus, des pas d’école abandonnée, des enfants indésirables, des violences psychologiques et morales et des avenirs fragilisés.

« Lorsqu’une fille se marie trop tôt, ce n’est pas seulement son enfance qui lui est compromis, mais aussi son droit d’apprendre, de choisir, de s’épanouir et de contribuer librement au développement de sa communauté » a-t-elle dit.

La baisse du taux de mariage des enfants louée

La patronne du Genre en RDC a mentionné les progrès enregistrés avec une baisse annoncée du taux de mariage des enfants de 37 % à 19 %. Pour elle, cette baisse démontre que l’action publique peut produire des résultats.

« Notre responsabilité est de faire parvenir la protection jusque dans les familles les plus vulnérables, les communautés les plus éloignées et les zones les plus éprouvées par les crises. Dans l’est de notre pays, la guerre imposée à la RDC, aggrave la vulnérabilité des populations civiles, particulièrement celle des femmes et des enfants », a-t-elle martelé. 

Elle a déploré les déplacements forcés, la précarité, la promiscuité dans les camps de déplacés et dans les familles d’accueil transitoires et la déscolarisation qui exposent davantage les filles aux violences et aux unions précoces.

« À ces filles meurtries par les conflits, nous adressons un message de solidarité. Votre souffrance ne doit jamais effacer vos droits et la guerre ne doit jamais avoir le dernier mot sur votre avenir » a-t-elle rassuré. 

La journée internationale de la jeune fille est célébrée annuellement le 11 octobre. Elle met l’accent sur la nécessité de relever les défis auxquels sont confrontées les filles et de promouvoir l’autonomisation des filles et le respect de leurs droits humains.

ACP/ Aos/ Kik/Tshim/MN

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