Kinshasa, 21 septembre 2025 (ACP).- La célébration de la journée internationale pour la paix a été présentée comme l’occasion de rappeler la lourde responsabilité d’écrire autrement l’histoire de l’engagement des femmes dans le processus de paix en République démocratique du Congo (RDC), selon une actrice sociale dimanche, à l’ACP.
«La célébration de la journée internationale pour la paix est une occasion de rappeler le rôle des femmes et la lourde responsabilité d’écrire autrement l’histoire de l’engagement des femmes dans le processus de paix en RDC. Une paix sans les femmes est une illusion, une paix avec les femmes est une révolution», a déclaré Nelly Mbangu, coordonnatrice de «Sauti wa mama mukongomani».
«La participation des femmes au processus de paix rend les accords plus inclusifs, complets et durables. Cessons d’être celles qui subissent les conséquences des conflits et demeurent victimes. Soyons, plutôt des véritables et incontournables actrices et médiatrices de la paix dans le monde», a-t-elle ajouté, avant d’inviter les femmes à s’imposer, non pas par leur condition féminine, mais plutôt par leur capacité de contribuer efficacement aux processus de paix dans le monde.
«Nous sommes invités, chacun et chacune, dans son secteur à privilégier le respect des droits humains et à pratiquer la justice pour que la paix soit au rendez-vous, car, dit-on, il n’existe pas de paix sans justice», a dit Mme Mbangu.
«Le thème retenu pour l’édition 2025 de la Journée internationale de la paix est : « Agissons pour un monde pacifique ». Il s’agit d’une opportunité offerte à la communauté mondiale d’évaluer les efforts fournis par les acteurs internationaux dont la Monusco, les gouvernements ou les nations et les organisations impliquées dans la construction de la paix, notamment les organisations dirigées par des femmes sur la question de la paix dans le monde», a-t-elle renchéri.
Selon cette actrice sociale, agir tous ensemble, c’est d’abord prendre conscience de l’aspiration de la communauté mondiale à la paix et au développement pour un monde meilleur et pacifique. C’est aussi condamner toutes les actions qui rendent illusoire l’aspiration à un monde pacifique, notamment les conflits armées et autres.
«C’est ici l’occasion de condamner très fermement les violations massives des droits humains et particulièrement des droits des femmes et des enfants par les ennemis de la paix dans l’Est de notre pays», a condamné Mme Mbangu, indiquant que la paix est plus solide avec les femmes.
«Lorsque les femmes participent aux négociations de paix, les accords sont 35% plus durables. Pourquoi ? Parce que les femmes pensent aux générations futures. Elles parlent d’éducation, de santé, de réconciliation», a-t-elle déclaré.
Elle a fait savoir que la paix n’est pas seulement un document signé par les élites, mais aussi un projet vécu par les communautés.
ACP/C.L.

