Kinshasa, 25 juillet 2026 (ACP).- Les violences basées sur le genre (VBG) et les droits à la santé sexuelle et reproductive a été au centre d’une sensibilisation à l’intention des femmes et jeunes filles vulnérables, lors d’une séance à Kananga, au Kasaï Central, dans le Centre de la République démocratique du Congo (RDC).
« Nous avons sensibilisé les femmes et les jeunes filles vivant avec handicap, celles atteintes d’albinisme et des filles mères aux VBG dans le but de renforcer leurs capacités sur les questions des droits à la santé sexuelle et reproductive. Le souci a été de démontrer les risques auxquels elles sont exposées, ainsi que les mécanismes des recours en cas de violence », a déclaré Marie Kitenge, chargée des programmes et au plaidoyer au sein du Conseil régional des ONG de développement (CRONGD).
Elle a cité les différentes formes de violences sexuelles et VBG, notamment le viol, le harcèlement, les mariages forcés, l’exploitation, les violences psychologiques ainsi que la stigmatisation.
« La stigmatisation tue plus que la violence elle-même. Il est temps de briser le silence », a-t-elle dit, invitant les participantes à dénoncer toute forme de violence auprès des autorités compétentes, des associations ou des proches.
Mme Kitenge a également présenté les mécanismes provinciaux et communautaires de dénonciation, tout en encourageant les femmes à développer la solidarité entre elles.
« La santé sexuelle est un droit, pas un tabou. Chaque femme et chaque fille, avec ou sans handicap, a le droit de connaître son corps, de savoir comment prévenir les infections sexuellement transmissibles, les grossesses non désirées et les violences », a-t-elle indiqué.
De son côté, Adrienne Bombesha, coordinatrice de CRONGD a insisté sur l’importance de la gestion de l’hygiène menstruelle, estimant que le manque d’informations et de moyens continue de priver de nombreuses filles vivant avec handicap de leur droit à l’éducation et à la dignité pendant leurs menstruations.
« Le déficit d’informations en matière de santé sexuelle et reproductive expose davantage ces femmes et ces jeunes filles aux violences, aux abus et aux infections », a-t-elle déclaré.
Elle a, en outre, salué la participation des représentants des autorités provinciales et des Organisations de la société civile (OSC), qu’elle considère comme un témoignage de l’engagement des institutions en faveur de la protection des droits des femmes.
Organisée par l’ONG « Dynamique d’actions pour la défense des droits des femmes, des filles et des enfants (DADDFFE), en collaboration avec CRONGD, cette séance de sensibilisation a été placée sous le thème : « Connaître ses droits en matière de santé sexuelle et reproductive et dénoncer les VBG». À l’issue de la rencontre, des supports d’information ont été remis aux participantes, appelées à devenir des relais communautaires de sensibilisation et de dénonciation des violences dans leurs milieux respectifs.
La DADDFFE et le CRONGD ont annoncé la poursuite de cette campagne de sensibilisation dans d’autres communes de la ville de Kananga au cours des prochaines semaines. ACP/M/ K/YM

