Kananga, 26 août 2026 (ACP)- Les professionnelles du sexe de la commune de Ndesha, à Kananga, dans le Kasaï Central en République démocratique du Congo (RDC), ont été sensibilisées à la prévention du VIH/SIDA lors d’une campagne mercredi par l’ONG Dynamique Actions pour la Défense des Droits des Femmes, Filles et Enfants (Daddffe).
«Nous avons sensibilisé les professionnelles du sexe sur les méthodes contraceptives, à l’utilisation correcte des méthodes contraceptives, en vue de lutter contre des infections sexuellement transmissibles (IST). Le choix de cette catégorie de la population répond à la nécessité de renforcer les actions de prévention et la facilité de l’accès à l’information et suivies de santé », a déclaré Adrienne Bombes, la coordinatrice de la Daddffe.
«Les professionnelles du sexe peuvent être exposées à différents risques liés à la santé sexuelle et reproductive, notamment les grossesses non désirées, le VIH et les IST, d’où l’importance, selon elle, de privilégier l’information, l’accompagnement et l’accès aux soins plutôt que la stigmatisation », a-t-elle ajouté.
De son côté, le docteur Odette Mukundi, médecin-cheffe de service à l’Hôpital général de référence de Ndeshaet facilitatrice de la séance, a axé son intervention sur la planification familiale, en présentant les principales méthodes contraceptives modernes.
« Le choix d’une méthode dépend de plusieurs facteurs, notamment l’état de santé, les préférences personnelles, le désir d’avoir ou non des enfants, la fréquence des rapports sexuels ainsi que les conseils d’un professionnel de santé », a dit le docteur.
Parmi les méthodes présentées figurent notamment les préservatifs, les pilules contraceptives, les injections, les implants, les dispositifs intra-utérins (DIU), ainsi que d’autres méthodes hormonales et la stérilisation volontaire.
Elle a particulièrement insisté sur l’importance du préservatif, qui constitue, un moyen de prévention à la fois contre les grossesses non désirées, contre le VIH et la plupart des IST.
« Le préservatif doit être utilisé à chaque rapport sexuel, du début à la fin de l’acte sexuel », a-t-elle fait savoir, précisant qu’il existe notamment des préservatifs externes et internes.
Elle a également recommandé l’utilisation de lubrifiants compatibles avec les préservatifs en latex, certains produits huileux pouvant fragiliser ces derniers et augmenter le risque de rupture.
Pour la Daddeffe, cette campagne constitue une étape d’un processus plus large destiné à rapprocher les différentes catégories de la population en leur donnant des informations liées à leurs droits en matière de santé sexuelle et reproductive.
La campagne a été organisée en partenariat avec plusieurs structures de jeunes de la société civile locale. Elle s’inscrit dans le cadre du projet de renforcement de l’accès aux droits en matière de santé sexuelle et reproductive exécuté par les fonds propres de la Daddeffe.
ACP/Mak/Kik/MUK/MN

