Les femmes invitées au dépistage du cancer du sein à Kinshasa

Kinshasa, 23 octobre 2025 (ACP).- Les femmes de la République démocratique du Congo (RDC) ont été invitées au dépistage du cancer du sein à Kinshasa, capitale du pays, lors d’une campagne de sensibilisation organisée jeudi, en marge du mois d’octobre dédie à la lutte contre le cancer du sein.

« Le dépistage est une démarche de sensibilisation des femmes qui consiste à rechercher une maladie avant même l’apparition des symptômes. Par exemple, le dépistage volontaire du cancer du sein permet de découvrir la maladie à un stade précoce, ce qui facilite la prise en charge et augmente les chances de guérison »,  a déclaré Sarah Kitoko, médecin au Centre hospitalier Nganda. Le cancer du sein est une maladie qui touche principalement les femmes, mais les hommes peuvent aussi en être atteints, bien que plus rarement (environ 1 % des cas), a-t-elle ajouté.

« C’est l’un des cancers les plus fréquents dans le monde et en République Démocratique du Congo. Chaque jour, de nombreuses femmes en sont victimes.  On estime qu’une femme sur huit risque d’en développer un au cours de sa vie. Le cancer du sein est une maladie caractérisée par le développement anarchique ou incontrôlé des cellules du sein », a expliqué Dr Kitoko. 

« Pour mieux comprendre, imaginons que le corps soit comme une maison : normalement, les cellules se construisent de façon organisée. Mais lorsqu’elles se multiplient de manière désordonnée, elles forment une masse ou tumeur. Avec le temps, ces cellules peuvent se propager à d’autres parties du corps par le sang ou la lymphe c’est ce qu’on appelle les métastases », a-t-elle précisé. Le cancer du sein se développe souvent lentement, parfois pendant plusieurs années sans symptômes, lorsqu’on commence à ressentir les bulles dans le sein, écoulement, changement de forme ou de couleur de la peau, la maladie est déjà à un stade avancé, a indiqué Mme Kitoko. « C’est pourquoi le dépistage précoce est essentiel : il permet de détecter la maladie avant qu’elle ne se développe davantage. On distingue deux grands types de facteurs, les facteurs non modifiables (qu’on ne peut pas changer, le risque augmente à partir de 50 ans, le sexe les femmes sont plus exposées, mais les hommes peuvent aussi être touchés. Les antécédents familiaux : lorsqu’un parent proche (mère, sœur, tante) a eu un cancer du sein, le risque est plus élevé », a-t-elle conclu. ACP/

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