Les membres de l’ASBL « Elenge lamuka na pongi ».
Kinshasa, 25 mai 2026 (ACP).- Des mesures préventives face à la propagation de la maladie à virus Ebola (MVE) ont fait l’objet des échanges, lors d’une séance de sensibilisation dimanche, à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), à l’intention des femmes et jeunes membres d’une association en vue de protéger des familles.
« Face aux risques liés à la MVE, nous appelons chacun d’entre vous à prendre très au sérieux les mesures préventives communiquées par les autorités sanitaires. La prévention reste notre meilleure arme pour protéger nos familles, nos proches et toute la communauté », a déclaré Fiston Mutombo, coordonnateur nationale de l’ASBL « Elenge lamuka na pongi ».
« La santé et le bien-être de notre communauté dépendent de la responsabilité de tous », a-t-il ajouté, avant de les encourager à respecter régulièrement les mesures barrières.
« Nous vous encourageons à vous laver régulièrement les mains avec de l’eau et du savon, à éviter tout contact avec des personnes présentant des symptômes suspects et à respecter strictement les consignes sanitaires données par les autorités compétentes », a dit M. Mutombo.
Il a invité les femmes à signaler rapidement tout cas suspect auprès des services de santé.
« La femme sage ne bâtit pas seulement sa maison, mais toute sa communauté. En tant que gardiennes des foyers, soyez vigilants, responsables et solidaires. Ensemble, protégeons la vie », a-t-il recommandé.
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré le 17 mai 2026 une urgence sanitaire internationale après la propagation d’une épidémie de virus Ebola provoquée par la souche Bundibugyo, en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda. Dans son communiqué, l’OMS souligne que l’événement représente un risque élevé pour la santé publique internationale, même s’il ne remplit pas les critères d’une pandémie mondiale.
L’agence onusienne met en avant plusieurs facteurs aggravants : l’insécurité persistante dans l’est de la RDC, la crise humanitaire, la densité urbaine de certaines zones touchées et l’existence d’un vaste réseau de structures médicales informelles compliquant le suivi des malades. ACP/

