Kinshasa, 8 mars 2026 (ACP).- Les violences basées sur le genre (VBG) et la planification familiale a fait l’objet des échanges changes samedi, à Selembao, dans le nord de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), lors d’une journée de sensibilisation à l’intention des jeunes filles et garçons.
« Nous avons discuté des différents types de violences basées sur le genre, qui touchent tous les sexes dans notre communauté. Les jeunes se sont engagés à dénoncer ces violences, qu’elles surviennent au sein des foyers ou dans la société », a déclaré Rose Kamuana, représentante de la société civile .
Mme Kamuana a identifié trois types de violences, notamment physique, psychologique et sexuelle.
« Nous avons identifié trois types de violences, entre autres physique : où les conjoints se battent fréquemment, ce qui peut mener l’un d’eux à la mort; psychologique : liée aux injures et aux traumatismes; sexuelle : elle sévit souvent au sein des familles dans le silence. C’est le cas, par exemple, d’un oncle abusant de ses nièces alors que la mère n’ose pas dénoncer les faits par peur du divorce », a-t-elle expliqué.
Elle a exhorté les jeunes à briser le silence face aux abus, y compris l’inceste, souvent étouffés par la peur du divorce ou le poids des traditions.
« Les jeunes se sont engagés à dévoiler toutes ces violences dans les maisons ou en communauté », a-t-elle souligné.
Outre la lutte contre les VBG, la séance a mis en avant la planification familiale comme un facteur clé pour la santé de la femme et la stabilité financière du couple, permettant de réduire la délinquance juvénile et le phénomène des enfants de la rue.
Kahumi Liliane, participante, a plaidé pour une extension de ces campagnes dans les milieux défavorisés.
Initiée par le Réseau d’organisations des droits humains et d’éducation civique d’inspiration chrétienne (RODHECIC), cette activité visait à promouvoir la dénonciation des violences physiques, sexuelles et psychologiques en milieu familial et communautaire. ACP/JF

