Kinshasa, 19 mai 2026 (ACP).- Le dialogue entre parents et enfants a été présenté comme un facteur essentiel pour inculquer les valeurs sociétales et façonner la conscience dès le plus jeune âge de l’enfant, par un acteur social, lors d’une journée de sensibilisation organisée mardi à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC).
«Il est très important qu’il y ait dialogue entre parents et enfants. Les parents sont là pour éduquer leurs enfants, ils doivent leur inculquer les valeurs de la société et ce que celle-ci attend d’eux, leur transmettre des vertus et les règles sociétales qui formeront la conscience de l’enfant», a soutenu Marius Kashama, fondateur de l’Asbl «Bienveillance».
Selon lui, le manque de communication parentale engendre des déviances sociales, affirmant que la stabilité de la famille conditionne la quiétude de la communauté et de la nation. «La communication au sein du foyer dépasse le simple échange quotidien. Elle constitue le socle de l’éducation», a-t-elle dit, soulignant que cette interaction précoce permet de structurer la perception que l’enfant a de lui-même et de son environnement.
Pour illustrer l’impact des modèles éducatifs sur la construction identitaire, M. Kashama a mis en parallèle deux visions opposées de l’organisation sociale.
«Dans la société communiste, l’homme vit pour la collectivité. L’enfant y apprend à tout faire pour que la société soit meilleure. Par contre, chez les capitalistes, l’homme doit tout faire pour dominer, ainsi, l’enfant est porté vers la domination et la réussite», a-t-il précisé.
Il a insisté sur le rôle d’orientation des parents : «la disponibilité des parents reste le pivot de cette transmission culturelle. C’est à travers une communication franche que se construisent les repères éthiques des futurs citoyens», a-t-il indiqué.
«C’est dans l’échange et le dialogue que les enfants apprennent le respect, l’esprit d’écoute et la tolérance», a-t-il ajouté le fondateur de l’Asbl.
Face à la montée de la délinquance et des incivilités dans les centres urbains, il a pointé du doigt la démission de certaines cellules familiales.
«Si les parents ne communiquent pas avec leurs enfants pour leur dire ce que la société attend d’eux, on n’aura pas les hommes et les femmes intègres dont la communauté a besoin», a-t-il martelé.
Le fondateur de cette structure a, par ailleurs, rappelé que la responsabilité sociétale est le premier espace de socialisation. Cette journée de sensibilisation a été organisée par l’Asbl «Bienveillance» sous le thème : «La communication, facteur important dans la famille». ACP/KK

