Kinshasa, 15 mars 2026 (ACP).- Une éducation paritaire garantissant un équilibre éducatif entre garçons et filles a été préconisée samedi à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), pour une société congolaise inclusive, lors d’une conférence-débat organisée dans le cadre du mois de la femme.
« Il est impératif d’accorder les mêmes chances d’accès à l’éducation aux filles qu’aux garçons, pour une société congolaise plus inclusive. Dans nos sociétés, seules les filles sont préparées à la vie de couple dès leur jeunesse », a déclaré Julia Ahmuli, juriste et co-initiatrice de l’ONG « Maison de la Grâce ».
Pour Mme Ahmuli, ce déséquilibre éducatif crée des tensions dans les foyers, soulignant qu’il faut en finir avec la discrimination scolaire entre les genres.
« Les hommes s’engagent souvent dans le mariage avec l’idée que l’épouse doit assurer toutes les corvées, se considérant comme des « maris patrons ». Or, le soutien du mari est crucial, particulièrement durant la grossesse où la femme a besoin d’un accompagnement constant», a-t-elle ajouté.
Abordant le volet médical, le Dr Brigitte Tshiyole a insisté sur la nécessité d’un accompagnement post-natal rigoureux.
Elle a déploré le fait que la préparation des mères ne soit pas toujours à la hauteur de leurs responsabilités réelles.
« Le manque de soutien après l’accouchement peut mener à la dépression post-partum, une pathologie qui survient souvent deux semaines après la délivrance. Le temps de la femme devient restreint, elle s’oublie et souffre physiquement et moralement », a-t-elle expliqué, tout en plaidant pour le retour du soutien communautaire et familial traditionnel.
Cette rencontre, qui a réuni plusieurs panels d’expertes dont la colonel Nenette Mukembe, la révérende pasteure Grâce Izua et l’influenceuse Odia Kabakele, a rappelé que le mois de mars symbolise le combat continu pour les droits des femmes et l’atteinte de l’égalité réelle. ACP/C.L.

