Kinshasa, 21 octobre 2025 (ACP).- Le dépistage volontaire du cancer du sein a été recommandé aux femmes pour une prise en charge immédiate, lors d’une journée de sensibilisation mardi, à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC).
«Nous sensibilisons au dépistage volontaire du cancer du sein, une pathologie meurtrière à ne pas négliger. Malheureusement, cette tumeur maligne est plus proche de nous qu’on ne le pense. Elle n’attend plus l’âge de 40 ans pour manifester ses symptômes», a déclaré Julie Nsuele Manika, présidente de la fondation «Grâce à ma mère (Grame)».
«De nos jours, même les plus jeunes n’en sont plus épargnées. Imaginez-vous perdre une proche de moins de 20 ans à cause du cancer du sein ! C’est triste, mais c’est une réalité. Une femme sur huit est susceptible de développer le cancer du sein. Donc, si dans votre entourage, vous avez 100 femmes, 12 d’entre elles pourront être victimes de cette maladie. Et si vous en avez 1000, 5000… J’ai froid au dos lorsque j’imagine la suite», a-t-elle fait savoir.
Cette actrice sociale a exhorté la gent féminine à ne pas attendre la manifestation des symptômes, car dans la plupart des cas, c’est déjà trop tard. Et en ce moment-là, le traitement devient plus lourd.
«Je vous exhorte à cet effet, mes sœurs, mes mamans, à faire le dépistage du cancer du sein. Vous ne perdez rien, au contraire, vous gagnerez en vous assurant que votre santé est saine», a-t-elle dit.
Si le diagnostic s’avère positif, vous aurez également l’avantage de vous faire soigner plus tôt et à un coût moins lourd. Le cancer du sein est curable s’il est détecté tôt.
Mme Nsuele a recommandé aux femmes de faire le dépistage précoce.
«Il y a 4 ans maintenant, avec ma Fondation, j’organise des campagnes de sensibilisation et de dépistage gratuit du cancer du sein. À ce jour, plus de 1000 femmes ont déjà été dépistées gratuitement. Comme je l’ai dit au début de mon texte sensibilisateur, nous avons enregistré des dizaines de cas qui ont été diagnostiqués positifs, et nous les avons accompagnés dans la mesure du possible», a indiqué Mme Nsuele.
«Nous avons aussi enregistré quelques cas de cette pathologie d’ores et déjà métastasée. Nos faibles moyens financiers ne nous ont pas permis de faire grand-chose. Une jeune fille de 19 ans en a perdu la vie, parce que sa famille a préféré l’interner dans une église sur recommandation d’un pasteur, plutôt que de lui donner des soins appropriés. Rien ne vaut la vie, la santé n’a pas de prix, dit-on», a-t-elle conclu. ACP/ODM

