Kinshasa : les risques du piercing du nez expliqués aux jeunes

Kinshasa,  24 février 2026 (ACP).-  Les risques du piercing et de la perforation de la cloison nasale ont été expliqués aux jeunes de Ngaba, une commune située dans le sud de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), lors d’une sensibilisation mardi.

«Cette activité a pour objectif d’éveiller la conscience des jeunes sur les conséquences liées à la pratique du piercing du nez qui prend beaucoup d’ampleur au sein de la société et, particulièrement chez les filles et les femmes. Il comporte des risques et les complications possibles telles que les infections (rougeurs, douleurs, pus), les saignements et les réactions allergiques», a déclaré Benjamine Sangabu, coordinatrice de l’ONG « Ngemba ».

«Le piercing du nez est une forme d’expression corporelle qui remonte à des millions d’années, mais qui n’a jamais perdu sa popularité. Parmi les piercings les plus courants aujourd’hui, nous retrouvons le piercing du nez, qu’il soit porté pour des raisons culturelles, esthétiques ou simplement pour affirmer son individualité. Ce type de piercing est un choix audacieux. Cependant, avant de prendre la décision de se faire percer le nez, il est important de connaître les procédures, les risques et les précautions associés à cette pratique », a-t-elle ajouté.

Selon Mme Sangabu, également médecin, le piercing du nez présente certains risques. Les infections peuvent survenir à cause d’une mauvaise hygiène, d’un équipement non stérile ou des complications liées au perçage. Le corps peut rejeter le bijou, entraînant douleurs, rougeurs et cicatrisation anormale pouvant laisser des marques, en particulier si la procédure de guérison est perturbée ou si la peau cicatrise de façon visible.

Une mauvaise technique peut causer une déchirure, une hémorragie ou des lésions nerveuses entraînant une perte de sensation. En cas de défaut d’hygiène, des infections graves telles que l’hépatite B, C ou le VIH peuvent être transmises, accompagnées de fièvre et de douleurs persistantes.

«Il est donc essentiel de consulter un perceur professionnel utilisant du matériel stérile et des bijoux en matériaux hypoallergéniques comme le titane, et de respecter scrupuleusement les soins prodigués par le professionnel, en évitant de manipuler ou de changer le bijou avant la cicatrisation complète », a-t-elle conclu. ACP/

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