Kinshasa : sensibilisation des femmes à la nécessité de se former et s’informer

Kinshasa, 31 Mars 2024(ACP).- Les Congolaises ont été sensibilisées samedi à Kinshasa en République démocratique du Congo, lors d’une conférence, à la nécessité de se former et s’informer pour avoir accès aux opportunités de la liberté.

« Se former et s’informer sont de portes ouvertes à plusieurs opportunités, vous devez comprendre que le succès existe pour tout le monde, les opportunités ne tiennent pas comptent de sexe ni de couleur, que ce soit dans le monde politique, économique ou dans la vie sociale cela dépend de votre préparation », a déclaré Me. Rosiane Kabangu, représentante de la jeunesse congolaise au sein de l’organisation africaine « Marché commun de l’Afrique orientale et australe » (Comesa).

Me. Kabangu a fait savoir qu’il y a beaucoup de financements qui existent pour accompagner les jeunes filles et femmes dans leur autonomisation.

« Pour s’ouvrir, les femmes doivent développer le goût de l’apprentissage et cela concerne aussi les hommes, car notre structure accompagne les jeunes femmes, en les formant en vue de les aider à saisir des opportunités qui s’offrent à elle. Ainsi, si les partenaires se manifestent, on lance l’appel pour celles qui veulent se former », a-t-elle ajouté.

« Aujourd’hui les femmes sont recherchées partout, même dans des organisations internationales, les femmes doivent être constamment à la recherche de l’information, la bonne information, se former, être informées et travailler en réseau au lieu de rester à la maison », a indiqué la représentante de Comesa.

Selon elle, la raison de cette conférence-débat est qu’au-delà des défis auxquels les femmes doivent faire face,  il est important de leurs faire comprendre qu’il est aussi important  pour elles d’avoir accès aux postes de prise de décision.

Me. Kabangu a fait savoir que ‘’former’’ est le fait de partager ses connaissances avec les autres en travaillant en réseau, cela est un élément très important car, à chaque fois qu’une opportunité se présente il faut la saisir pour se former.

« Après la formation, on recommande aux femmes au sein des organisations, l’application des choses apprises. Les femmes doivent être connectées, être toujours en réseau et cela en partageant leur savoir aux autres étant donné que la formation ne tient pas compte de l’âge, elle est nécessaire par rapport aux secteurs d’activités. Les femmes sont capables de participer activement au développement de notre pays et de bâtir un Congo fort », a martelé Me. Kabangu.

La lutte menée par des femmes depuis des décennies

Me. Kabangu a soutenu que les femmes doivent avoir les atouts pour la consolidation de cette lutte menée, il y a des décennies, car historiquement, ce combat a commencé quelque part, en 1908.

« Elle a évolué dans l’espace et dans le temps, et aujourd’hui, nous parlons de la réclamation des droits des femmes que ce soit au niveau politique, économique et social, le défis est de savoir comment les femmes d’aujourd’hui, celles du 21ème siècle, les Congolaises plus particulièrement, pourraient consolider les atouts », a-t-elle évoqué.

« Lorsque nous suivons l’historique depuis 1908, il y a eu des femmes qui ont protesté contre les injustices, car elles se sont vues être victimes de privatisation de leur liberté, de leurs droits et aujourd’hui, et grâce à leur bravoure, on observe la présence des ministres femmes, des directrices générales au sein des grandes entreprises, des députées femmes, des sénatrices qui font à ce jour, part de la gouvernance de notre pays », a-t-elle dit.

L’apport des femmes dans la lutte pour la liberté

« Les réclamations des femmes pour leurs droits continuent et cela est un processus, car nous vivons dans une société qui n’est pas évident, que ce soit en politique. Par rapport aux responsabilités professionnelles, les femmes sont objets des plusieurs disparités, elles doivent être des actrices pour participer à la promotion de leurs propres droits et à la question du genre »,  a indiqué Me. Kabangu.

Selon elle, quand les femmes sont actives dans la vie sociale, les résultats sont palpables dans différents secteurs car, elles ont un instinct naturel de gouvernance et sont les premiers êtres qui ont appris l’art de gérer. Si déjà, au niveau de la cellule de base qui est la famille, elles savent faire la gérance, au niveau des instances de prise de décision, cela est possible aussi.

Me Kabangu a émis le vœu de voir plusieurs femmes participer au scrutin prochain étant donné qu’au cours de l’échéance dernière, ce n’était pas assez. « Ce combat n’est pas fini,  nous allons continuer avec l’encadrement des femmes, à les sensibiliser en les aidant à se préparer pour saisir l’opportunité à chaque fois que l’occasion se présentera », a-t-elle promis.

Elle a, profité de cette occasion,  pour  les jeunes en général et les femmes en particulier, à intégrer les structures d’encadrement pour faciliter leur épanouissement, en parlant du programme qu’elle gère en RDC.

« ce programme a pour but de faire participer les jeunes congolais à saisir les opportunités, que ce soit dans la gouvernance démocratique tout comme dans leur participation au processus de développement socio-économique, et au niveau national nous avons une structure laboria groupe qui accompagne les jeunes  à l’emploi et l’entreprenariat. Dans notre plateforme nous encourageons à 50 % les jeunes femmes dans ce domaine », a-t-elle conclu. ACP/KHM/CL

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