Bandundu, 15 octobre 2025 (ACP).- La dénonciation de toutes formes de violences basées sur le genre (VBG) a été initiée aux élèves filles d’une école à Bandundu, chef-lieu du Kwilu, dans le Sud-ouest de la République démocratique du Congo (RDC), lors d’une Journée de sensibilisation mercredi.
« Nous sommes venus à l’institut ‘’Papa Movoto’’ sensibiliser les élèves sur les actes liés aux VBG dans les milieux scolaires et comment les dénoncer en vue de leur prise en charge dans le contexte juridique», a déclaré Me Prospère Gata Matambu, coordinateur de l’ONG « Association des jeunes responsables pour la défense des vulnérables (AJR)/ Bandundu ».
Et d’ajouter : « les enfants sont touchés aux VBG en milieu scolaire parce qu’ils sont plus vulnérables en raison de leur âge et du manque d’informations », avant de souligner que le viol, le harcèlement sexuel, le stéréotype sexiste le langage humiliant et la relation sexuelle, sont notamment des formes de VBG en milieu scolaire.
« Les VBG en milieu scolaire ont des conséquences graves et durables qui incluent des répercussions sur la santé physique et mentale occasionnant l’impact négatif sur le développement futur des victimes notamment les grossesses non désirées, le trouble psychologique, la dépression, le traumatisme et l’abandon scolaire », a-t-il dit. M. Gata a, toutefois invité les participants à dénoncer toutes formes de VBG en milieu scolaire tout en contactant les ONG de défense des droits de l’homme et les responsables familiaux, pour leur protection afin de mettre les auteurs de ces actes hors d’état de nuire. Il a enfin sollicité l’implication des autorités compétentes pour l’applicabilité de la loi portant des principes de protection et de réparation pour les victimes des VBG, afin que les bourreaux subissent la rigueur de la loi. ACP/

