Kinshasa, 11 février 2026 (ACP).- La faible participation des femmes et jeunes filles dans le domaine des sciences, technologie, ingénierie, mathématique (Stim), a été déplorée mercredi à Kinshasa en République démocratique du Congo (RDC), lors d’une conférence à l’occasion de la journée internationale des femmes et filles de sciences, célébrée annuellement le 11 février.
« Les préjugés et les stéréotypes de genre éloignent les filles et les femmes des domaines liés à la science. Le taux de scolarisation des filles est particulièrement faible ainsi que leur participation dans les domaines suivants : technologies de l’information et de communication (30%) sciences naturelles et mathématiques ainsi que la statistiques (5%) ingénierie, fabrication et construction (8%) », a déclaré Claudine Tangula, coordonnatrice de l’ONG » La main de Dieu “.
« Il existe depuis des années un écart important entre les sexes dans les sciences ,la technologie l’ingénierie et les mathématiques bien que les femmes aient réalisé d’immense progrès quant à leur participation dans l’éducation supérieur ,elles restent sous – représentées dans ces catégories scientifiques et continuent d’être sous – représentées dans la recherche scientifique à l’échelle mondiale et ne représentent que 35% des diplômés en sciences et sont très peu nombreuses dans les domaines de pointe comme l’intelligence artificielle », a – t- elle ajouté .
Mme Tangula a indiqué que pour obtenir l’accès, la participation pleine et équitable des femmes et des filles aux sciences technologiques, pour atteindre l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes et des filles, la science et l’égalité des genres doivent progresser main dans la main pour relever les principaux défis mondiaux et les progrès scientifiques.
« L’objectif de la journée est de donner aux femmes de tout âge les moyens d’accéder et de participer pleinement sur un pied d’égalité aux activités scientifiques, techniques pour assurer l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes », a- t- elle dit.
« Il est crucial de déconstruire les stéréotypes dès le plus jeune âge, valoriser l’utilité sociale des sciences et promouvoir des rôles modèles accessibles par des campagnes » a-t-elle conclu. ACP/UKB

