Kinshasa, 5 mars 2026(ACP).- La gestion de l’hygiène menstruelle et la lutte contre les violences sexuelles basées sur le genre (SVBG), a été au centre d’une sensibilisation jeudi, à l’intention des élèves deux écoles basées à Kalamu, dans le centre de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), lors d’une journée de restitution.

Les élèves de l’Institut pour sourds-muets de Kinshasa
« En fait, la session d’aujourd’hui, c’est la restitution, c’est-à-dire que les enseignants étaient venus à la formation. Ils ont suffisamment appris sur la gestion de l’hygiène menstruelle et les violences sexuelles basées sur le genre en milieu scolaire. C’est question pour ces enseignants-là de ne pas seulement être renforcés, mais de les restituer dans leurs écoles respectives. Pas principalement aux élèves, mais aussi à d’autres personnels mais la cible principale reste les élèves. C’est la raison de notre descente à l’Institut pour sourds-muets de Kinshasa et le groupe scolaire « Petit prince » », a déclaré Sarah Kisa chef des projets au sein de l’ONG « Les ailes du coeur ».
« Nous ne sommes là rien que pour superviser et s’assurer que les enseignants sont en train de communiquer la matière dans les normes. Et notre rôle, c’est peut-être de combler des petits éléments, des petites failles que les enseignants peuvent laisser de côté, mais le formateur principal reste l’enseignant. Nous, on est là pour appuyer », a-t-elle ajouté.
De son côté, Pierre Muteba, préfet des études à l’Institut pour sourds-muets de Kinshasa, a salué cette initiative consistant à sensibiliser les élèves contre les SVBG et la gestion de l’hygiène menstruelle.
« Nous sommes contents pour la présence de l’ONG « Les ailes du coeur » dans notre école. Nous leur disons merci pour l’activité qu’elle a organisée en faveur de nos élèves sourds-muets. Comme vous le savez, les thèmes choisis parlent de l’hygiène menstruelle et les violences sexuelles basées sur le genre (…), ce sont des cas quotidiens chez eux. il y a toujours la violence et ils sont tellement exposés», a-t-il déclaré.

« A la maison, les parents ont des difficultés pour communiquer avec ces enfants. Aborder de tels thèmes n’est pas seulement question de tabous avec eux, mais le vrai problème pour eux aussi, c’est au niveau de la communication. Beaucoup de parents sont incapables d’expliquer aux enfants, particulièrement aux filles, comment se comporter pendant les règles », a-t-il ajouté.
M. Muteba a sollicité un accompagnement pour ces enfants sourds, compte tenu de difficultés qu’ils éprouvent dans la communication.
Cette activité a été organisée dans le cadre de la promotion d’un environnement scolaire sain et inclusif.
ACP/C.L.

