La masculinité positive, une réponse à l’intelligence émotionnelle au sein de la Police (un activiste des droits humains)

Kinshasa, 14 avril 2023 (ACP).- La masculinité positive a été présentée comme une réponse efficace pour faire face à l’intelligence émotionnelle au sein de la Police nationale congolaise (PNC), lors d’un atelier samedi à Kinshasa en République démocratique du Congo.

« Intégrer les questions de la masculinité positive dans l’expression et la gestion des émotions au sein de la PNC est une réponse efficace pour faire face à l’intelligence émotionnelle, car elles permettront d’amener chaque agent à devenir intelligent et compétent émotionnel », a déclaré Carlin Vese Pinzi, président national du Réseau des Hommes Engagés pour l’Egalité de Genre en RDC (RHEEG-RDC). « L’intelligence émotionnelle a des conséquences graves sur les plans individuel, communautaire tout en altérant la qualité des relations humaines et peuvent entraîner la mort », a-t-il ajouté.

M. Vese a rappelé la mission de la Police, celle d’assurer la sécurité publique, de la sécurité des personnes et de leurs biens, du maintien et du rétablissement de l’ordre public ainsi que la protection rapprochée des hautes autorités.

 « Cette mission présente deux aspects, à savoir : l’aspect préventif et l’aspect répressif. Elle est préventive au sens où le rôle de la police est d’abord d’empêcher  que l’ordre soit troublé et de le rétablir au besoin.

Et l’aspect répressif, lorsque des infractions ont été commises et qu’il faut en rechercher les auteurs pour assurer la répression des infractions », a-t-il expliqué.

« Dans tous les cas, la Police recourt régulièrement à la force lorsqu’il s’avère impérieux de faire respecter la loi. Les agents de la police sont donc généralement soumis à des circonstances irritantes, militarisées, déconcertantes et embarrassantes pour lesquelles les gestes des émotions sont d’envergure incommensurable », a poursuivi le président du RHEEG.

« Il  est important de souligner que la gestion des émotions fait partie des compétences émotionnelles les plus importantes au niveau personnel en termes des agents de la PNC. Savoir gérer ses émotions, ce n’est  pas se laisser submerger par le stress, l’angoisse ou la colère, et ainsi être plus efficace dans ses capacités interpersonnelles à travers les stratégies d’adaptation positives », a-t-il expliqué. M. Vese a fait savoir que la mission de RHEEG-RDC est d’amener les OPJ à devenir compétents émotionnels à travers la promotion des formes positives des masculinités.

« De l’appréhension des personnes suspectes en passant par les auditions sur procès-verbal (PV) et leur placement en garde à vue, dans le contexte de troubles divers, les agents de la police sont fréquemment tentés de faire recours à des mauvaises pratiques.

C’est pour cette raison que le RHEEG s’investit pour accompagner la PNC dans la construction d’un environnement organisationnel où chaque agent est compétent émotionnel », a indiqué M Vese. Et d’enchérir : « lorsque l’agent de la police n’est pas formé en gestion des émotions, il est exposé à  un grand risques de recourir à des pratiques prohibées par la loi (mauvaise pratique) telles que la bastonnade, la torture, les traitements cruels ou inhumains, le dépassement de délai et l’arrestation arbitraire ».

« Nous sommes très satisfaits de l’initiative du RHEEG, car la masculinité positive doit intégrer tous les secteurs de notre société, précisément celui de l’éducation. Un homme éduqué est capable de changer le monde en bien »,  a  affirmé l’officier Didier Ekando, avant de souhaiter que les ateliers sur les questions de masculinité positive soient organisés aussi souvent et même au niveau des provinces. ACP/

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