Kinshasa, 24 janvier 2026 (ACP).- La prévention de violences basées sur le genre (VBG), incluant l’exploitation, les abus sexuels et le harcèlement sexuel en milieu professionnel, a été au centre d’une journée de réflexion organisée vendredi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), par la « Cellule d’exécution du projet Eau (CEP-O) ».
«Cette initiative vise à favoriser un environnement de travail sécurisé et respectueux, essentiel à la dignité de tous, et à réduire le risque de violences basées sur le genre, y compris l’exploitation et les abus sexuels.Elle s’inscrit dans le cadre de la sauvegarde sociale », a déclaré Nestor Manduku, coordonnateur adjoint de la CEP-O.
«Les violences faites aux femmes et jeunes filles constituent un véritable problème majeur à la dignité humaine, à la santé, à la sécurité et à l’autonomie des femmes en RDC », a-t-il ajouté.M. Manduku a fait savoir que ces violences traversent les sphères privées, communautaire, institutionnelle, ainsi que le milieu professionnel. « Pourtant, la CEP-O prône la promotion d’un environnement de travail sûr et favorable à toutes et à tous. Cette initiative rappelle l’urgence d’agir, mais aussi notre responsabilité collective de prévenir les violences sous toutes leurs formes et de protéger les victimes et de promouvoir un environnement de travail respectueux, sûr et inclusif pour toutes et tous », a-t-il dit.
Le coordonnateur adjoint de cette structure a indiqué également que cette séance de réflexion vise à encourager les discussions internes sur la prévention des violences numériques, afin de réfléchir aux différents moyens de renforcer la dénonciation.
« La séance de réflexion qui nous réunit aujourd’hui se veut avant tout un espace de dialogue ouvert, sécurisé et constructif. Elle vise à encourager les discussions internes sur la prévention des violences, y compris les violences numériques, à réfléchir ensemble aux moyens de renforcer la dénonciation et la prise en charge des cas d’EAS/HS, et à favoriser le partage d’expériences entre les femmes sur les stratégies de réaction et de résilience face aux violences en milieu professionnel », a-t-il expliqué.
« Votre parole, vos expériences et vos propositions sont essentielles. C’est ensemble, par l’écoute, la réflexion collective et l’action concertée, que nous pourrons contribuer à des changements durables et à la construction d’un environnement de travail fondé sur le respect, la tolérance zéro envers les violences et l’égalité », a-t-il conclu. ACP/UKB

