L’accès aux allocations des personnes touchées par la paralysie cérébrale sollicité à Kinshasa

Kinshasa, 7 octobre 2026 (ACP).- La facilitation de l’accès aux allocations d’invalidité et aux aides techniques pour des personnes touchées par la paralysie cérébrale a été sollicitée à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), par une association à l’occasion de la Journée internationale de la « paralysie cérébrale« , a-t-on appris mercredi de source associative.

«Nous sollicitons pour les personnes touchées par la paralysie cérébrale, la facilitation de l’accès aux allocations d’invalidité et aux aides techniques, notamment les fauteuils roulants, les verticalisateurs, ainsi que l’application effective des lois visant à lutter contre les discriminations dans l’accès aux services, aux loisirs et à l’emploi en raison du handicap», a déclaré Benjamine Sangabu, coordonnatrice de l’association « Ngemba« .

«Cette activité a notamment porté sur la compréhension de la paralysie cérébrale, ses conséquences ainsi que les moyens de favoriser l’inclusion sociale et l’amélioration des conditions de vie des personnes concernées», a-t-elle ajouté.

Elle a expliqué que la paralysie cérébrale est un groupe de troubles permanents du mouvement et de la posture qui surviennent à la suite d’une lésion ou d’un développement anormal du cerveau chez le fœtus ou le jeune enfant.

«La paralysie cérébrale, également appelée infirmité motrice cérébrale (IMC), peut entraîner des répercussions physiques, fonctionnelles et psychologiques durables, avec des complications pouvant affecter la santé des personnes concernées tout au long de leur vie», a-t-elle dit.

Mme Sangabu a cité parmi les conséquences possibles : les douleurs chroniques liées à une utilisation anormale des muscles et des articulations, la diminution des capacités motrices et de la manipulation des objets au fil des années, ainsi que les troubles de la parole et de la vision et le déclin fonctionnel.

Selon elle, le soutien aux personnes touchées par la paralysie cérébrale et la garantie de leurs droits nécessitent une approche collective reposant notamment sur les réformes législatives, l’aménagement des espaces et services ainsi que le changement de regard de la société sur les personnes vivant avec un handicap.

La prévention de certains risques

La coordonnatrice de l’association «Ngemba» a fait savoir que certaines mesures médicales et d’hygiène de vie prises pendant la grossesse et au cours de la période néonatale peuvent contribuer à réduire certains risques de lésions cérébrales.

Elle a recommandé aux femmes enceintes de consulter régulièrement un médecin afin de suivre l’évolution de la grossesse et de détecter rapidement toute infection ou complication.

«En cas de risque d’accouchement très prématuré, les professionnels de santé peuvent mettre en place des mesures médicales appropriées pour contribuer à protéger le cerveau du nouveau-né», a-t-elle révélé.

Elle a également insisté sur l’importance de la vaccination contre certaines maladies et de la prise en charge rapide des infections pendant la grossesse.

La Journée internationale de la paralysie cérébrale, célébrée le 6 octobre de chaque année, constitue une occasion de sensibiliser davantage la société sur cette condition et de promouvoir l’inclusion, l’égalité des droits et l’amélioration de la qualité de vie des personnes concernées.

Cette activité de sensibilisation, organisée dans la commune de Ngaba, au centre de la capitale, a notamment porté sur la compréhension de la paralysie cérébrale, ses conséquences ainsi que les moyens de favoriser l’inclusion sociale et l’amélioration des conditions de vie des personnes concernées. ACP/Mw./Mak./MN

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