RDC : le respect de l’autorité pédagogique des enseignants recommandé aux parents

Kinshasa, 7 octobre 2026 (RDC).- Le respect de l’autorité pédagogique des enseignants a été recommandé aux parents de la République démocratique du Congo (RDC), lors d’un échange mercredi à Kinshasa avec la coordonnatrice du secrétariat technique national de la Résolution 225O (STN-R 2250), en marge de la Journée internationale des enseignants, célébrée annuellement le 5 octobre.

«A l’occasion de la Journée internationale des enseignants, je recommande aux parents de respecter l’autorité pédagogique de l’enseignant, faire respecter aussi auprès des enfants cette autorité et éviter les pressions liées à l’argent, la gratuité vise justement à réduire cette dépendance», a déclaré Anna-Jacquie Kitoga, coordonnatrice du secrétariat technique national de la Résolution 225O (STN-R 2250).

«Les parents doivent participer de manière organisée (comités de parents) pour appuyer des besoins collectifs : petit matériel, sécurité, propreté, plutôt que des paiements individuels informels. Ils doivent aussi valoriser publiquement le travail des enseignants ce qui renforce leur légitimité» a-t-elle ajouté.

Pour aider les enseignants, il a été recommandé en outre à la société civile, aux partenaires et à État de soutenir la professionnalisation au travers les formations continues, la création d’espaces de mentorat entre enseignant, reconnaissance des enseignants modèles.

«Ils peuvent plaider pour un financement plus stable et transparent de l’éducation et une amélioration des conditions salariales et sociales telles que couverture sanitaire, retraite, et c’est pour cette cause que les syndicats existent ; aussi mettre en place des mécanismes de soutien psychosocial pour les enseignants exposés aux violences et aux traumatismes, notamment à l’Est» a-t-elle martelé.

S’agissant toujours du soutient à l’égard des enseignants, les Églises et communautés religieuses ont aussi leur part de responsabilité. Mme Kitoga a indiqué qu’ils peuvent porter une action pastorale structurée sur l’éducation comme un plaidoyer auprès des autorités, soutien psychosocial aux enseignants dans les zones de crise, espaces de formation et de ressourcement.

«L’Église peut aussi faciliter des cercles d’études et de formation pour les enseignants, en lien avec les syndicats et les structures éducatives. Aussi aider à organiser un soutien matériel ciblé sans recréer une dépendance financière informelle» a-t-elle proposé.

Les enseignants, les catalyseurs d’ouverture de nouvelles perspectives pour les enfants.

La coordonnatrice du STN-R 2250 a affirmé que les enseignants lorsqu’ils exercent pleinement leur rôle, ils restent des catalyseurs d’ouverture. Selon elle, ils ne se limitent plus qu’à «transmettre un programme».«Les enseignants créent les conditions pour que l’élève comprenne, relie les savoirs et projette son avenir. Même si aujourd’hui, il est important de parler de la revisitation du programme en l’adaptant aux enjeux de l’heure» a-t-elle dit.

Pour la patronne de la R 2250 en RDC, le soutien au enseignants passe par plusieurs facteurs notamment :(1) l’accompagnement personnalisé, découverte des métiers et des filières dès le collège/lycée, implication des élèves dans la construction de leur parcours ; (2) Les travaux de groupe, projets, usage du numérique, liens avec la communauté (églises, associations, entreprises locales), ce qui élargit l’horizon des possibles et rentre dans une option où la pédagogie relie.

(3) Mettre des dispositifs de professionnalisation (comme ceux soutenus par l’UNESCO en RDC) visent à renforcer les compétences pédagogiques pour mieux répondre aux défis contemporains, dans le cadre de la continue.Enfin Mme Kitoga a suggéré une petite action concrète, simple, réaliste et puissante à poser cette semaine vis-à-vis des enseignants.

«Envoyer un message personnalisé à un enseignant que vous connaissez (ancien ou actuel), en citant un impact précis qu’il/elle a eu sur vous ou sur votre enfant ou offrir un petit geste matériel utile : cahier, stylos, clé USB, ou participer à un fonds collectif de classe pour soutenir les enseignants ou encore proposer un temps de reconnaissance publique : lors d’une réunion de parents» a-t-elle conclu. ACP/

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