Le manque d’éducation scolaire, l’une des causes de la délinquance juvénile en RDC (Une ong)

Kinshasa, 19 mai 2026 (ACP).- Le manque d’éducation scolaire, l’insertion professionnelle manquée des jeunes, et les violences ainsi que l’abandon de la famille ont été cités parmi les causes de la délinquance juvénile en République démocratique du Congo (RDC), lors d’une causerie-débat axée sous le thème : « Luttons contre toute délinquance juvénile ».

« L’échec social, l’insertion professionnelle manquée des jeunes, les violences et l’abandon de la famille, le manque d’éducation scolaire, la démission des parents, de mauvaises fréquentations de jeunes et l’influence des réseaux sociaux seraient, entre autres, les causes de la délinquance juvénile », a déclaré Bernadette Kalonji, présidente de l’association « Puissance feu de la jeunesse ».

Pour inverser la tendance, la présidente de cette structure a exigé une réponse institutionnelle ferme.

« Une stratégie nationale de prévention et de traitement de ce phénomène doit toujours être mise en œuvre pour une revalorisation des enseignements portant sur l’éducation civique, morale et pour la paix, une réforme du cadre juridique répressif, ainsi que l’intensification des actions de déferrement à la justice », a-t-elle martelé.

Elle a insisté sur l’urgence d’une prise de conscience collective.

« Le caractère de la délinquance juvénile est multifactoriel. J’ai suggéré aux parents de s’impliquer davantage pour prévenir et gérer ce fléau qui gangrène le pays en général et la société congolaise en particulier », a-t-elle dit.

La conférencière a, en outre, rappelé les fondements légaux qui lient les familles aux actes de leurs enfants.

« La délinquance juvénile se traduit par les actes qui sont commis par des mineurs et qui sont définis et évalués comme déviants d’après les normes juridiques ou sociales. C’est pourquoi la responsabilité parentale comprend nécessairement le pouvoir de prendre des décisions concernant son enfant. Alors, les parents pourraient être tenus pour responsables des dommages causés par leur enfant mineur. À l’égard de leurs enfants, les règles de droit attribuent aux parents tous les pouvoirs, devoirs, responsabilités », a conclu
Mme Kalonji.

Créée pour ramener les jeunes à la raison, l’association « Puissance feu de la jeunesse » propose des stratégies efficaces qui incluent l’éducation parentale, le soutien familial, l’insertion juvénile et la réforme du système judiciaire.
ACP/KK

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