Leadership féminin en RDC : la reconnaissance des pionnières, une inspiration pour les femmes (un magazine)

Kinshasa, 25 août 2026 (ACP).- La reconnaissance des femmes pionnières,  par le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC), a été présentée comme un moyen de garder en mémoire leurs œuvres et d’inspirer les jeunes femmes, selon une note éditoriale publiée mardi, dans le magazine « Le coup de gueule de la femme « . « L’histoire de la RDC appartient à tous ceux et toutes celles qui l’ont construite. J’appelle le gouvernement à reconnaître et à promouvoir les pionnières du leadership féminin. Ceci est un moyen de garder en mémoire les œuvres de ces héroïnes du passé et d’inspirer les jeunes femmes », a écrit Kikina Mungul Diaka, éditrice dudit magazine. 

«Nous ne demandons pas de réécrire l’histoire du Congo pour y placer artificiellement des femmes. Nous ne demandons pas de remplacer les héros par des héroïnes. Nous ne demandons pas de retirer aux hommes leur place dans notre histoire. Nous demandons simplement que l’on cesse de retirer de l’histoire les femmes qui y étaient déjà», a-t-elle ajouté. Selon le magazine, la femme congolaise n’est pas qu’une spectatrice de l’histoire du pays. Elle en est aussi une actrice. «Comment voulons-nous donner à nos enfants les bons repères, les bons modèles et les bons exemples si nous amputons notre mémoire collective d’une partie de ses héros et de ses héroïnes?», s’est-elle interrogé, avant de condamner les stéréotypes du genre, telles que « Mwasi atongakamboka te (la femme ne construit pas une nation) », le manque d’information dans la participation des femmes dans tous les domaines tant médicinal, sportif que ceux de la recherche et de la voix de la liberté. «Les femmes congolaises ont toujours construit. Elles ont construit dans les familles, dans les villages, aux marchés. Elles ont construit dans les écoles, dans des hôpitaux, dans des entreprises. Elles ont construit dans les universités, dans l’armée, dans la politique, dans le sport, dans les arts et la culture. Et elles continuent de construire. Alors comment pouvons-nous continuer à transmettre à nos filles l’idée qu’elles seraient naturellement incapables de participer à la construction d’une nation ?», s’est exprimé l’éditorialiste. 

Elle a fait savoir que le problème n’est pas l’adage mais que la réalité historique qui pourrait le démentir, précisant que cette réalité reste enfermée dans les archives, les bibliothèques et les mémoires de quelques spécialistes. Mme Mungul Diaka a insisté sur le fait de ne pas vouloir réécrire l’histoire, mais de la reconnaître et de laisser les jeunes découvrir les noms de Marie-José Biuma; Rebecca Walo; Christine Bakombo, maman Mpakassa, maman Ndjoli, et tant d’autres femmes dont les noms restent encore à rechercher, à documenter et à transmettre.

ACP/

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