Kinshasa 24 juillet 2025 (ACP).- Les parents ont été invités à s’accorder pour veiller à l’éducation et au bien-être de leurs enfants, lors d’une journée d’éducation familiale organisée par une ONG jeudi, à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC).
«Les parents, en couple ou divorcés, doivent se mettre ensemble pour l’éducation et l’encadrement de leurs enfants. Il est important que les parents s’accordent en offrant les meilleurs d’eux pour le bien-être de leur progéniture. Le divorce des parents ne peut pas causer la rupture de l’éducation ou la désorientation des enfants», a déclaré Joséphine Mufuta, coordonnatrice de l’ONG « Bolingani « .
«La communauté souffrent aujourd’hui avec le phénomène kulunas parce que les parents ne sont pas mis ensemble et grâce à une éducation conjointe des parents, l’enfant peut devenir une puissance pour le bien de toute une société», a-t-elle ajouté.
Pour Mme Mufuta, cet appel a pour objectif d’éveiller la conscience des parents à éviter le divorce qui détruisent l’avenir des enfants. Et en cas de divorce, les parents doivent prôner une éducation conjointe pour le bien-être de ces enfants.
«La prolifération des enfants dans les rues est due à plusieurs raisons, notamment le divorce des parents, l’irresponsabilité et la pauvreté, les violences tant psychologiques que physiques et les faux témoignages de certains pasteurs des églises qui les accusant de sorcellerie», a-t-elle dit, tout en précisant que l’éducation familiale est souvent négligée.
L’objectif de cette journée est de développer des solutions durables qui garantissent non seulement à la survie des enfants, mais aussi à leur développement et leur intégration réussie dans la société. Il est crucial de reconnaître et de protéger les droits fondamentaux de tous les enfants, en particulier ceux qui sont contraints de survivre dans des conditions précaires et souvent dangereuses.
Selon des estimations de l’Unicef, environ 150 millions d’enfants à travers le monde, descendent dans les rues. Ce chiffre révèle l’ampleur et la complexité de ce problème global. Ces enfants, souvent âgés de 3 à 18 ans sont exposés à de multiples dangers, notamment la malnutrition, l’exploitation et l’absence d’accès à l’éducation et aux soins de santé.
ACP/ODM

