Kinshasa, 24 juillet 2025 (ACP).- La constitution d’une base de données des femmes politiques et technocrates a été recommandée pour une meilleure représentativité de celles-ci aux instances décisionnelles en République démocratique du Congo (RDC), dans un échange jeudi, à Kinshasa, avec une activiste des droits des femmes et des jeunes filles.
«Je recommande aux autorités de constituer une base de données des femmes politiques, technocrates et de la société civile pour servir de référence à chaque fois que le besoin s’impose. L’objectif est de faciliter la consultation des femmes de toutes tendances lors des nominations pour prévenir les frustrations», a déclaré Rose Muchanga, Coordonnatrice de la Synergie des Femmes de la Société Civile (Syfes).
«Nous saluons le quota qui a été réservé aux femmes. Ceci est encore une preuve qu’on ne peut pas parler développement sans les femmes en RDC. Ce chiffre marque une amélioration notable, étant proche de l’objectif minimal de 30% de représentation féminine souvent promu en RDC», a-t-elle ajouté.
La Coordonnatrice de Syfes a relevé quelques inquiétudes concernant l’atteinte complète et le dépassement des objectifs minimaux, tels que le prévoit la Constitution.
«Il s’agit d’un grand défi pour la RDC, celui d’assurer une participation pleinement équitable des femmes dans toutes les sphères de décision. Pour cela, je recommande aux autorités de veiller à l’application de l’article 14 de la Constitution à chaque nomination (…) », a-t-elle conclu.
Mme Rose Muchanga s’est exprimée suite aux récentes ordonnances présidentielles publiées mercredi, lesquelles révèlent que sur l’ensemble des 32 postes de haute responsabilité pourvus, 10 femmes ont été nommées, soit environ 28,125%.
Syves est une plateforme des ONG et associations qui œuvrent dans l’accompagnement des femmes pour leur pleine participation à la gestion de la cité, par l’engagement dans des actions de plaidoyer, de positionnement politique, économique et social, etc.
ACP/ODM

