L’implication des leaders communautaires dans la lutte contre les VBG saluée à Kananga

Kananga, 2 mars 2026 (ACP).- L’appui et l’implication des leaders communautaires aux structures de lutte contre les Violences basées sur le genre (VBG) ont été salués à Kananga, au Kasaï Central, dans le centre de la République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris lundi de source parlementaire. « Je salue l’implication des leaders communautaires, des partenaires techniques et financiers ainsi que des organisations engagées dans la lutte contre les VBG », a déclaré Guy Sabangu, président de l’Assemblée provinciale du Kasaï central. « L’adoption de la Déclaration de Kananga constitue un engagement fort pour combattre l’impunité liée aux VBG et promouvoir des normes sociales respectueuses de la dignité humaine, tout en renforçant l’accompagnement des survivantes », a-t-il ajouté.

Le Forum national sur la lutte contre les VBG et la promotion de la masculinité positive a été organisé sous la houlette de l’ONG « Femme Main dans la Main pour le Développement Intégral » (FMMDI), dans le cadre du programme Justice, Autonomisation et Dignité de la Femme et de la Fille.

Parmi les recommandations adressées au gouvernement central figure notamment l’appui aux structures de lutte contre les VBG et à la cellule technique mixte de la masculinité positive, ainsi que le renforcement des capacités des leaders communautaires pour promouvoir une campagne de sensibilisation à grande échelle. Le gouvernement provincial du Kasaï central est, quant à lui, appelé à octroyer une ligne budgétaire pour la vulgarisation de l’édit portant interdiction des coutumes avilissantes à l’égard des femmes et des jeunes filles.

Les participants se sont également engagés à condamner publiquement et sans équivoque toutes les formes des VBG, quelles que soient les opinions sociales, coutumières ou religieuses. Dans leur déclaration finale, les leaders religieux et communautaires ont estimé que les violences sexuelles constituent une violation grave des droits humains et un obstacle majeur à l’égalité de genre, à la cohésion sociale et au développement durable. Ils ont reconnu que les normes socio-culturelles discriminatoires contribuent à la banalisation, à l’impunité et à la reproduction des violences faites aux femmes et aux jeunes filles. ACP/

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