Kinshasa, 9 novembre 2025 (ACP).- Un appel a été lancé aux autorités congolais de la République démocratique du Congo (RDC ), à sécuriser les femmes, les enfants et les personnes vivant avec handicap (PVH) pour lutter contre les violences basées sur le genre (VBG), lors d’une conférence-débat samedi à Kinshasa, selon un communiqué consulté dimanche par l’ACP.
« Nous, l’Association nationale des victimes au Congo (ANVC) en tant qu’activistes des droits des femmes, nous sommes contre tous ceux qui se passe à Goma. On parle de plus de 30 000 morts et cela n’honore pas tout le pays. Et surtout, ce sont des femmes qui sont plus victimes de ces barbaries. Voilà pourquoi nous demandons aux autorités congolaises et aux politiques de notre pays de pouvoir nous aider à sécuriser les femmes, les enfants, les personnes vulnérables, et l’être humain en général», a déclaré Thérèse Bukassa , présidente de l’ONG Communauté pour la dignité et l’honneur de la femme, cité dans le communiqué.
Mme Bukassa a indiqué que les activistes des droits des femmes sont contre toutes formes des dialogues avec des personnes qui tuent et violent l’être humain.
« Nous sommes contre les dialogues avec ces mêmes personnes qui sont en train de nous tuer, de nous violer. Nous refusons nous mettre sur une même table pour négocier, parler et nous regarder dans les yeux. Mais c’est vraiment incroyable, nous sommes vraiment contre ce genre des pratiques (…) », a-t- elle dit.
Selon Mme Bukasa, le bien-fondé de cette manifestation est de sensibiliser et d’informer la population sur ce qui se passe.
« Nous devons sensibiliser pour que les communautés congolaises sachent qu’il y a des morts, qu’il y a la guerre en RDC« , a-t-elle alerté.
« J’encourage ce genre d’activité pour sensibiliser, surtout ici à Kinshasa, pourque nous ne puissions pas festoyer comme si de rien n’était », a-t-elle renchéri.
Mme Bukassa a, en outre, réitéré son engagement en tant que défenseuse des femmes
«L’engagement que nous prenons en tant qu’activistes des droits des femmes, c’est pour que nous puissions aller ensemble, faire des plaidoyers auprès des autorités congolaises parce que nous, en tant que société civile, même si nous faisons nos rencontres, mais tout doit se décider au niveau des décideurs« , a-t-elle conclu.
Organisée par l’ANVC, cette conférence-débat a été axée sous le thème : « Reconnaissance du Génocide congolais au plan national et international constitue une réparation pour les victimes ». Elle a visé à lutter contre l’impunité pour que les victimes de ces crimes puissent obtenir justice et réparation. ACP/C.L.

