Kinshasa, 8 novembre 2025 (ACP).- L’autonomisation politique et culturelle de la femme et des jeunes filles de la République démocratique du Congo (RDC), a été présentée samedi, comme objectif principal d’une fondation, lors d’une cérémonie de convivialité à Bandalungwa, dans le centre de Kinshasa.
« Les objectifs que poursuit la fondation « Maman Tshikudi Kabondo (FMTK-ASBL), dans une vision empreinte d’humanisme et d’abnégation englobe l’autonomisation intégrale de la femme et des jeunes filles congolaises au plan économique, culturelle et politique », a déclaré Mme Marie Thérèse Tshikudi, présidente- fondatrice de cette fondation.
Selon elle, la fondation tient à l’affirmation ferme d’offrir aux femmes, aux jeunes filles et aux personnes vulnérables un cadre d’épanouissement total via un service efficace et viable d’appui conseil; des rencontres entre femmes d’opinions, d’intérêts et des milieux différents ; ainsi que la facilitation des échanges culturels inter-ethnique en vue du transfert des savoir-faire aidant à réduire les fractures sociales.
Contribution de la fondation dans la communauté
Mme Tshikudi a précisé que l’ASBL contribue modestement et de manière significative à l’amélioration du vécu quotidien des couches des populations désœuvrées par la mise en œuvre des activités génératrices des revenus et humanitaires à Kinshasa, dans les provinces de Lomami (Kabinda) et du Kasaï Oriental (Mbuji-mayi).
« Un financement nous avait été accordé du fait que je suis membre du cercle féminin des Nations-Unies à Genève. Ce financement nous a été accordé pour un projet de création d’un foyer social à Kabinda dans la province de Lomami, alors on a pu ouvrir ce foyer social pour que nos membres puissent coudre des uniformes scolaires puis le vendre aux villageois dans le but d’avoir justement ce et ainsi aider ces femmes à avoir des sources de financement », a-t-elle dit.
« La fondation est nationale, elle existe bien à Lomami et à Mbuji-mayi au Kasaï Oriental où nous avons un terrain d’une capacité de 30 hectares qui nous a été donné par un chef coutumier pour nous aider avec nos activités agricoles dont on exploite déjà une partie », a ajouté Mme Tshikudi.
Dans le même cadre de réalisations, elle indiqué que l’équipe de cette ASBL a eu à organiser une formation avec une femme, membre d’un microcrédit de Washington aux USA et qui a formé 52 femmes congolaises pour l’obtention d’un micro crédit. Ce crédit leur avait été accordé via la fondation afin de leurs permettre de s’épanouir pleinement.
« Nous avons d’autres activités notamment dans l’agriculture, où des terres nous sont souvent mise en disponibilité pour permettre aux femmes et jeunes femmes de la fondation de pouvoir faire l’agriculture. Nous avons un terrain qu’on nous a disposé au plateau de Bateke, où on a cultivé des manioc et des patates douces. Avec la récolte, nous avons donné à nos membres pour qu’elles puissent vendre et trouver des moyens d’autofinancement », a déclaré la présidente.
La précédente vision ne se conçoit pas dans l’excluvisme masculin, d’autant plus que le genre se conjugue dans la complémentarité tous azimuts entre les femmes et les hommes qui ont adhéré à l’esprit ayant prévalut dès la création de la fondation. La fondation existe depuis le 26 mai 2022, date de la signature et de l’adoption des statuts.
ACP/C.L.

