Maniema : des signes du cancer du col utérin expliqués aux femmes à Kindu

Kindu, 19 octobre 2026 (ACP).- Les signes du cancer du col de l’utérus et de sein ont été expliqués aux jeunes filles et femmes de Kindu, chef-lieu du Maniema, dans le  Centre-Est de la République démocratique du Congo (RDC), au cours d’une séance de sensibilisation organisée lundi par la société congolaise des sages-femmes (Scosaf)/Maniema.

« Au cours de cette sensibilisation de lutte contre les cancers de l’utérus et de sein, nous avons expliqué aux jeunes filles et aux femmes, les signes cliniques de cette maladie incurable; une maladie silencieuse à ses débuts  causée principalement par le papilloma virus humain (HPV), un virus sexuellement transmissible », a déclaré Annie Kamwanya Manassé, présidente de la société congolaise des sages-femmes (Scosaf) au Maniema.

« Cette maladie se manifeste par des saignements vaginaux anormaux, en dehors des règles ou après le rapport sexuel, des pertes vaginales malodorantes, des douleurs persistantes au bas ventre et au bassin ainsi que par des douleurs lors des rapports sexuels », a-t-elle ajouté.

Selon elle, pour le cancer de sein, les signes d’alerte sont la présence d’une boule ou d’une masse dans le sein ou sous l’aisselle, un changement de la taille ou de forme du sein, un écoulement anormal du mamelon, un changement de couleur ou d’aspect de la peau du sein et une douleur persistante.

« J’insiste sur la vaccination anti-HPV pour les jeunes filles âgées de neuf à 14 ans, le dépistage régulier par le test visuel à l’acide acétique ou le frottis cervico-vaginal, pour les femmes de plus de 25 ans et autres », a-t-elle dit. 

Pour elle, l’autopalpation doit se faire une fois par mois, après les règles, devant un miroir.

« Si vous sentez une boule ou masse, n’hésitez pas à aller immédiatement à l’hôpital. Plus tôt le cancer est dépisté, plus les chances de guérison sont élevées », a-t-elle conseillé.

Elle a révélé que les hommes peuvent, eux aussi, développer cette maladie, précisant que les cas sont rares, avant d’exhorter les participants à relayer les informations reçues auprès de leurs familles et communautés respectives afin de contribuer à sauver des vies.

Cette sensibilisation a été organisée aussi grâce à l’appui financier de la Fondation Omombo Feruzi Ursula.

ACP/KAY/ NG/MN

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