Kinshasa, 20 octobre 2025 (ACP).- Les répercussions profondes vécues par les femmes pendant la période de la ménopause ont été expliquées lundi, lors d’une célébration à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), dans le cadre de la Journée internationale de la ménopause, une première au pays.
« La ménopause n’est pas une maladie, c’est une transition, un processus normal du parcours existentiel du corps de la femme. Pourtant, elle provoque des répercussions profondes, entre autres : bouffées de chaleur, troubles du sommeil, anxiété, irritabilité, douleurs articulaires, baisse de libido, perte de concentration, et parfois des complications qui altèrent la qualité de vie et la stabilité familiale », a déclaré le Dr Bijoux Madeleine Moembo, présidente du Réseau des femmes ménopausées d’Afrique.
« Trop souvent, ces signes non pris en charge mènent à des tensions conjugales, des ruptures, voire des drames personnels », a-t-elle ajouté. Selon le Dr Moembo, la ménopause ne doit plus être un tabou. Il s’agit d’un enjeu majeur de santé publique et de dignité humaine, avant d’inviter à former les acteurs étatiques et partenaires à créer un réseau de solidarité et d’information.
« Nous invitons toutes les institutions gouvernementales, scientifiques, médicales, religieuses et communautaires à se joindre à nous pour bâtir un réseau de solidarité, d’information et de soins. Notre réseau porte des réponses concrètes au défi. Maintenant sous la haute attention de son Excellence Monsieur le Président de la République, nous avons initié deux projets structurants, à savoir : la création des centres et cliniques ménopausiques communautaires pour l’accompagnement médical, psychologique et nutritionnel ainsi que la mise en place d’une usine panafricaine de production de traitements naturels à base de plantes locales », a-t-elle indiqué. Elle a fait savoir que ces initiatives permettront de valoriser les savoirs, de favoriser l’autonomie thérapeutique et de créer des emplois sur le continent. ACP/

