New York, 10 mars 2026 (ACP).- La République démocratique du Congo (RDC) a fait le choix de combattre les violences basées sur le genre (VBG) impliquant les femmes et les jeunes filles comme cibles, a indiqué mardi au siège des Nations unies, à New-York, aux États-Unis d’Amérique, la ministre congolaise du Genre, Micheline Ombae, en marge de la célébration du mois de la femme.
« Car protéger les femmes contre la violence, ce n’est pas seulement défendre des droits. C’est défendre l’avenir même de nos sociétés. L’histoire jugera nos générations non pas à la hauteur de nos discours, mais à la force de notre courage face à l’injustice », a-t-elle dit.
Plusieurs mesures et lois ont été prises par tous les pays du monde ainsi que plusieurs instances, après des réunions et des séminaires. Mais, l’impunité a toujours caractérisé la lutte contre les auteurs de ces violences basées sur le genre au point que leur éradication est difficile.
« Il ne peut y avoir ni paix durable, ni développement véritable, tant que les femmes et les filles n’ont pas un accès réel à la justice », a soutenu la ministre Ombae. Pour la RDC, il n’y a pas d’avenir sans une protection réelle de la femme. La RDC ne laisse pas les auteurs impunis. Le système judiciaire militaire et civil est mis à contribution impliquant jusque des acteurs étatiques.
« Car, une société qui abandonne ses femmes à la violence abandonne aussi son avenir. Mais une société qui protège ses femmes protège l’humanité tout entière. Tel est le choix de la RDC », a conclu Mme Ombae.
Dans l’Est congolais, les femmes sont considérées comme cibles des violences afin de toucher à l’âme des Congolais. La Première ministre Judith Suminwa, qui prend part à ces travaux, a estimé la veille que l’heure a sonné pour passer à l’action. ACP/

