Prévention et Gestion des conflits : les femmes s’impliquent dans la recherche de la paix

Kinshasa, 16 Mars 2021 (ACP).- le Cadre Permanent de Concertation de la Femme Congolaise (CAFCO), en collaboration avec l’Union Congolaise des Femmes des Medias (UCOFEM ) et  Internews  a organisé lundi à Kinshasa, avec l’appui  financier de DIFD, un atelier national sur l’implication des différentes parties prenantes dans la recherche, la prévention et la gestion des conflits en RDC.

La présidente de la CAFCO, Rose Mutombo, s’est attelée à expliquer à l‘assistance le bien-fondé de la démarche qui vise, entre autres, à informer les différentes parties prenantes sur les causes profondes des conflits au sein des communautés locales. Elle a fait remarquer que la CAFCO a pour mission d’analyser et de commenter les différents rapports d’analyse des conflits produits par les coordinations provinciales en vue de l’exécution des projets.

La création d’un cadre d’échange multisectoriel pour la prévention et la gestion des conflits en RDC, selon elle, fait également partie des tâches assignées à la CAFCO de qui l’on attend, par ailleurs, la formulation des recommandations idoines pour l’engagement de différentes parties prenantes dans la prévention et la gestion des conflits en RDC.

Mme Mutombo a rappelé que la plupart des victimes des atrocités à l’Est du pays sont des femmes et des jeunes-filles dont sa structure s’intéresse de plus près  à cette situation avec, à la clé, la dénonciation des différentes violences que subissent les femmes et les jeunes-filles kinoises livrées à la merci des voleurs et autres professionnels du sexe.

Intervenant en liminaire à cette séance, la représentante du ministre du Genre, famille et enfant, la directrice d’AVIFEM( agence nationale de lutte contre les violences faite à la femme, à la jeune et petite fille), a par ailleurs expliqué d’emblée les vicissitudes de la guerre qu’a connu la RDC et ses effets néfastes sur le vécu quotidien de la population. Depuis plusieurs décennies, a-t-elle indiqué, la RDC fut le théâtre des conflits armés qui constituent un véritable désastre pour les droits humains. « Il est vrai que la guerre n’épargne personne et que les femmes constituent les principales victimes de ces conflits ».

 Si elles ne sont pas violées ou transformées en esclaves sexuels, ce sont leurs maris ou leurs enfants qui tombent sur le champ de bataille. Quelques fois, elles sont obligées de se déplacer, fuyant les affres d’une guerre injuste pour chercher à survivre loin de leurs champs, aggravant ainsi leur situation de pauvreté », a-t-elle souligné.

Consciente de cette situation désastreuse générée par les conflits récurrents, la RDC qui a adhéré à plusieurs instruments juridiques internationaux accordant une attention spécifique à la promotion des droits des femmes, a déployé plusieurs stratégies quant à ce. L’élaboration du Plan d’action National de la Résolution 1325 du conseil de Sécurité des Nations Unies est la résultante des sacrifices conjugués dans un élan d’effort collectif. La mise en œuvre dudit plan se poursuit malgré le contexte difficile imposé par l’apparition de la pandémie de la COVID-19.

L’objectif spécifique déclaré étant de rétablir et de maintenir la paix à l’Est de la RDC.

Ces assises ont connu la participation des femmes venues de la Tanganyika, du Nord et Sud Kivu, de l’Ituri ainsi que de la ville-province de Kinshasa.

 L’organisation de cet atelier entre dans  le cadre du projet « Appui aux Réseaux des Femmes pour diriger la prévention des conflits ». ACP/Fng/Cfm /GGK/Thd

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