Kinshasa, 12 juin 2026 (ACP).- La sécurisation des appareils téléphoniques et des comptes personnels a été prônée pour protéger les femmes contre les violences numériques (cyberviolences), lors d’un atelier jeudi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC). « Pour protéger les femmes contre les violences numériques en RDC, il est essentiel d’adopter des mesures de prévention individuelles, d’utiliser les recours juridiques existants et de s’appuyer sur des initiatives locales de sensibilisation. Les femmes doivent savoir sécuriser leurs appareils téléphoniques et comptes personnels », a déclaré Fifi Solange Daliga, experte en ingénierie informatique. « Pour maintenir la confidentialité des données numériques, le verrouillage à l’accès à vos téléphones est essentiel. Vous devez activer l’authentification à deux facteurs sur tous vos réseaux sociaux à savoir : WhatsApp, Facebook, Instagram », a-t-elle ajouté. Mme Daliga a invité les femmes à limiter le partage d’informations sensibles pour éviter le piratage. « Les femmes aiment toujours partager des informations (localisation en temps réel, photos intimes, numéros de téléphone). Cette pratique favorise le piratage des données. Vous devez limiter le partage d’informations sensibles avec des personnes inconnues ou peu fiables pour éviter les piratages », a-t-elle relevé. « En cas de violences, il est urgent de bloquer et de signaler systématiquement tout individu tenant des propos injurieux, harcelants ou menaçants. Il est également important de conserver les preuves en sauvegardant les messages ou contenus compromettants. Ceci aiderait à obtenir justice et à lutter contre les violences numériques dont sont souvent victimes les femmes et les enfants », a-t-elle renchéri, avant d’insister sur l’importance de faire des captures d’écran incluant les dates, les heures et les profils des agresseurs pour constituer un dossier de preuves. Cette ingénieure en informatique a recommandé aux femmes de dénoncer directement les abus auprès des plateformes, afin de signaler le compte pour harcèlement ou usurpation d’identité. « En cas de chantage ou de menaces graves, notamment l’extorsion de fonds via des images intimes, saisissez la Police nationale congolaise (PNC) et déposez une plainte formelle auprès du Parquet de grande instance pour atteinte à la vie privée », a-t-elle préconisé. Les violences en ligne entraînent de réels traumatismes. En RDC, le Code du numérique et les dispositions pénales sur les infractions de presse et les imputations dommageables protègent les citoyens contre la cyber intimidation, le chantage et la diffusion non consentie de contenus. ACP/
Protection des femmes contre les cyberviolences : la sécurisation des comptes prônée à Kinshasa
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