Protocole de Maputo: plaidoyer pour un suivi axé sur les résultats des femmes

Kinshasa, 3 novembre 2026 (ACP).- Un plaidoyer pour le passage d’un suivi administratif à un suivi axé sur les résultats pour les changements de la vie des femmes, a été mené par la ministre du Genre, lors de l’ouverture mardi, à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), de l’atelier d’adossement du cadre de suivi-évaluation du Protocole de Maputo, mardi.

« Notre ambition est de passer d’un suivi essentiellement administratif à un suivi axé sur les résultats, capable de démontrer concrètement les changements intervenus dans la vie des femmes et des filles. Car au-delà des rapports et des indicateurs, ce sont des vies humaines que nous devons améliorer, les droits que nous devons garantir et des inégalités que nous devons combattre« , a déclaré Micheline Ombae, ministre du Genre, famille et enfant.

Selon Mme Ombae, la mise en œuvre du Protocole de Maputo qui engage la RDC à garantir l’égalité, la dignité, la participation, la protection et l’autonomisation des femmes, doit désormais se traduire en résultats mesurables sur le terrain.

Elle a rappelé que le deuxième rapport étatique cumulé couvrant la période 2017-2026, élaboré par la Cellule d’études et de planification de la promotion de la femme, de la famille et de la protection de l’enfant (CEPFE) et transmis en mars 2026 par le biais du ministère des Droits humains, a mis en lumière des progrès significatifs, mais aussi des insuffisances à corriger.

«Les avancées réalisées doivent être consolidées, les insuffisances identifiées corrigées et les engagements pris traduits davantage en résultats mesurables au bénéfice des femmes et des filles partout en RDC», a-t-elle souligné.

Pour y parvenir, a-t-elle dit, à éviter la multiplication des mécanismes parallèles et à privilégier une approche harmonisée, cohérente et concertée, avec des outils harmonisés, des indicateurs pertinents et une répartition claire des responsabilités.

La ministre du Genre a fait savoir que le nouveau cadre de suivi-évaluation, soumis à l’appréciation des experts, doit servir de référentiel technique commun pour apprécier les progrès, identifier les obstacles et orienter les décisions sur la base de données fiables et vérifiables.

Elle a, en outre, salué le travail de l’équipe restreinte d’experts du ministère du Genre avec l’appui du PARS, et souligné le rôle stratégique de la CEPFE dans ce dispositif national.

«L’atelier qui s’ouvre aujourd’hui ne doit pas être considéré comme une simple rencontre technique ou une formalité administrative. Il constitue une étape déterminante dans la construction d’un dispositif national cohérent, fonctionnel et durable», a-t-elle insisté.

Elle a réaffirmé l’engagement du Gouvernement congolais, sous le leadership du Président Félix-Antoine Tshisekedi et la coordination de la Première ministre, Judith Suminwa, à faire en sorte que les engagements nationaux et internationaux se traduisent en politiques publiques efficaces et en résultats tangibles. Cette rencontre, allant du 3 au 4 novembre, a été organisée par la (CEPFE). ACP/Aos/PN

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