Kinshasa : les signes quotidiens du cancer de l’ovaire expliqués aux femmes de N’sele

Kinshasa, 04 novembre 2026 (ACP). – Les signes quotidiens du cancer de l’ovaire que beaucoup de femmes confondent avec de simples troubles digestifs ont été expliqués par une professionnelle de santé, lors d’une journée de sensibilisation organisée mercredi dans une église à N’sele, dans l’est de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).

«Les ballonnements, les douleurs au ventre, le manque d’appétit, ces gênes courantes sont rarement graves, mais quand elles s’installent durablement, elles peuvent être la cause d’un cancer de l’ovaire souvent découvert en retard», a indiqué Hélène Nzuzi, professionnelle de santé et membre de cette église locale.

Elle a fait savoir que le risque de cancer de l’ovaire augmente avec l’âge, d’où la nécessité de connaître ces signes pour savoir quand consulter un médecin, sans s’autodiagnostiquer.

Selon elle, plusieurs symptômes peuvent apparaître, y compris à un stade précoce, notamment l’abdomen gonflé, les douleurs abdominales ou pelviennes, la difficulté à manger ou une satiété très rapide, ainsi que des troubles urinaires comme l’envie fréquente, voire quasi permanente, d’uriner.

«Ces signes ne sont pas spécifiques et peuvent aussi être causés par des affections bénignes. Quand le cancer de l’ovaire est en cause, les symptômes ont tendance à être plus persistants, plus marqués et plus fréquents que d’habitude», a-t-elle poursuivi.

Mme Nzuzi a recommandé aux femmes de consulter un médecin spécialiste dès que ces signes se manifestent fréquemment, afin de détecter la maladie et d’obtenir une prise en charge appropriée.

« Nous vous demandons d’être attentives aux signaux de votre organisme. Il faut apprendre à se connaître pour éviter le pire», a-t-elle dit, déplorant que beaucoup de femmes négligent ces signes en les considérant  comme des douleurs passagères, alors qu’ils peuvent être le début d’une maladie.

Elle a conclu que l’inconvénient majeur du cancer de l’ovaire réside dans son diagnostic tardif, précisant qu’environ 70 à 80% des cas sont découverts à un stade avancé, ce qui réduit considérablement les chances de guérison complète. ACP/ Kab/Muk

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