Kinshasa, 16 avril 2026(ACP).- La scolarisation complexe des enfants présentant un trouble du spectre autistique, c’est garantir leurs droits fondamentaux à l’instruction, a souligné le Directeur adjoint au cabinet, représentant de la Première ministre, à l’ouverture du « deuxième grand salon de l’autiste » mercredi à Kinshasa, en République démocratique du Congo.
«C’est avec honneur que je vous accueille à l’ouverture du Colloque , du 15 au 16 avril 2026, dédié à une thématique fondamentale, à savoir la scolarité des enfants présentant des troubles du spectre propre de l’autisme. Car scolariser les enfants concernés, c’est garantir leurs droits fondamentaux à l’instruction tout en valorisant la diversité de leur parcours », a déclaré Eddy Tambwe, directeur adjoint au cabinet, représentant la Première ministre Judith Suminwa.
Ce salon aura pour objectif de réfléchir à une transition vers un modèle d’enseignement inclusif au sein des écoles ordinaires. Ainsi, l’école classique doit connaître sa mutation vers un cadre d’« épanouissement adapté à la réalité sociale de l’ enfant autiste en vue de lutter contre la stigmatisation et la marginalisation dictées par les croyances traditionnelles et spirituelles locales ».
« Je tiens à saluer l’engagement exemplaire des organisateurs et la détermination de tous les acteurs qui, dans la recherche et par l’intervention de terrain, se mobilisent quotidiennement pour transformer les parcours des enfants concernés de leur famille et de la communauté éducative », a-t-il dit, avant de souligner qu’au-delà de l’organisation pratique, ce colloque interroge notre conception de la dignité et de l’inclusivité.
Pour lui, réussir la scolarité de ses enfants, c’est avant tout briser les silos pour construire une véritable chaîne de solidarité et des compétences autour d’eux.
Par ailleurs, il a indiqué que des recommandations issues de vos travaux seront précieuses pour nourrir notre politique nationale, d’inclusivité scolaire. C’est un chantier prioritaire porté par la vision du chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi, qui place l’égalité de chance au cœur de l’action nationale.
«Je souhaite que les familles soient le pilier central des dispositifs, ce sont elles qui affrontent au quotidien les défis comportementaux et de communication de leurs enfants », a-t-il fait savoir.
«Pour conclure, je formule le vœu que ces travaux débouchent sur des recommandations à la fois solides et responsables ancrées dans la science, autant que dans les réalités de terrain ; que ces colloques soient les catalyseurs de nouveaux partenariats entre nos universités, nos chercheurs, les services de santé et le monde associatif», a-t-il indiqué.
Scolarisation complexe des enfants
De son côté, Mado Madiya, présidente de l’ asbl « Never Limit Children », a expliqué que du 15 au 16 avril 2026, le grand salon de l’ autiste va s’intéresser à la scolarisation complexe des enfants présentant un trouble du spectre autistique en RDC.
Ainsi, de brillants experts, professeurs d’universités, médecins et spécialistes intéressés à la cause des enfants autistes se sont déplacés pour aborder les différentes thématiques du salon, voulu comme un cadre de rayonnement scientifique, d’analyse, de présentation de la situation de scolarité de l’ enfant autiste dans un contexte général du pays, a-t-elle soutenu.
Elle a fait savoir que face au défaut de l’ école particulière et à l’absence de structures spécialisées et de personnel formé pour les enfants autistes, tout en remerciant les parents des enfants autistes pour la confiance témoigné à NLC, ce cadre associatif privé est voué à l’encadrement de l’ enfant autiste en RDC.
«La condition sociale de l’ enfant autiste est le cœur palpitant du plaidoyer que nous voulons public, pour l’inclusion sociale à travers la prise en charge scolaire afin d’ éviter la stigmatisation, le regard méprisant du public et éloigné des idées préconçues », a-t-elle conclu. ACP/JF

