Kinshasa, 15 juillet 2026 (ACP).- Les violences basées sur le genre (VBG) ont fait l’objet d’une sensibilisation menée mercredi à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), par la Police de protection de l’enfant et de prévention des violences sexuelles, pour amener la population à comprendre ce phénomène et dénoncer ses auteurs, lors d’une campagne.
« Nous sommes ici aujourd’hui dans le cadre de notre mission de lutte contre les violences basées sur le genre, pour la surveillance et la protection de l’enfant. Nous sensibilisons la population afin de dénoncer ensemble les auteurs des violences sexuelles et des autres formes de violences basées sur le genre », a déclaré Freddy Elombe, commandant de la Police de protection de l’enfant et des violences.
« Les violences basées sur le genre concernent aussi bien les hommes que les femmes, même si les femmes et les filles en sont les principales victimes », a-t-il ajouté.
Il a également précisé que les VBG touchent l’intégrité morale, physique et psychologique des personnes. Elles se manifestent notamment par des menaces, des abus de pouvoir, la ruse ou la force et s’appuient sur les rôles sociaux attribués aux hommes et aux femmes par la société.
Il a détaillé les différentes formes que prennent ces violences.
« Il s’agit notamment des violences sexuelles, qui regroupent tout acte sexuel ou toute tentative d’obtenir un acte sexuel sans le consentement de la victime, des violences physiques, qui consistent à utiliser la force pour blesser ou faire souffrir une personne, ainsi que des violences économiques, qui causent un préjudice économique à une personne », a-t-il expliqué.
Selon lui, les violences basées sur le genre comprennent également les violences psychologiques, qui portent atteinte à la santé psychique et mentale d’une personne, les violences sexuelles liées aux conflits, notamment le viol, l’esclavage sexuel, la prostitution forcée, l’avortement forcé, le mariage forcé et toute autre forme grave de violence sexuelle liée directement ou indirectement à un conflit, ainsi que les violences structurelles, qui résultent de mécanismes institutionnels ou systémiques empêchant les individus de satisfaire leurs besoins fondamentaux ou de jouir de leurs droits.
« Nous luttons contre toutes ces formes de violences », a-t-il dit.
Le commandant Elombe a rappelé que chaque enfant a droit à la vie, à une identité dès la naissance, à l’enregistrement à l’état civil, à un milieu familial, à une pension alimentaire ainsi qu’au respect de sa vie privée.
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