Kinshasa, 07 mars 2026 (ACP).- Des personnes vivant avec handicap (PVH) ont été formées, samedi, à l’éducation sexuelle complète dans le cadre du projet « Favoriser des voies d’accès durables pour l’enfantement sécurisé », lors d’une séance organisée à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
« L’objectif de cette journée est de former les membres des organisations des personnes handicapées sur l’éducation sexuelle complète dans le cadre du projet : « Favoriser des voies d’accès durables pour l’enfantement sécurisé », afin qu’ils soient capables de sensibiliser les communautés et d’orienter les femmes et les jeunes filles, y compris celles vivant avec handicap, vers les services d’avortement sécurisé prévus par la loi », a déclaré Francky Miantuala, conseiller technique de l’Association congolaise pour la libération et le développement de la maman handicapée (Acoldemha).
« Dans ce projet, les organisations partenaires ont la responsabilité de mener des activités de sensibilisation, de référencer les femmes et les jeunes filles vers les structures qui offrent les services de planification familiale et de soins d’avortement sécurisé, mais aussi de collecter les données communautaires et de respecter les indicateurs fixés par le bailleur », a-t-il ajouté.
M. Miantuala a fait savoir que cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre d’interventions communautaires visant à réduire les avortements à risque et à améliorer l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive.
« Cette formation a visé également à doter les participants de connaissances sur les transformations corporelles chez les adolescents, les violences basées sur le genre, les textes juridiques encadrant l’avortement sécurisé et les risques liés aux avortements clandestins », a-t-il dit, précisant que les activités de formation ont été organisées sous forme d’exposés, d’études de cas, de mises en situation et de séances de questions-réponses afin de permettre aux participants de mieux s’approprier les notions abordées et de les appliquer dans leurs interventions communautaires.
« Dans ce cadre, les partenaires sont appelés à mener des actions de mobilisation communautaire, notamment la sensibilisation des populations, le référencement des bénéficiaires vers les services de planification familiale et d’avortement sécurisé, ainsi que la collecte et la remontée des données liées aux activités réalisées », a expliqué M. Miantuala.
Le projet « Favoriser des voies d’accès durables pour l’enfantement sécurisé », financé par les Affaires mondiales du Canada et mis en œuvre avec l’appui d’IPAS, a sélectionné 5 organisations de la société civile pour conduire des interventions communautaires en 2026. Ces organisations ont été retenues à l’issue d’un appel à propositions lancé afin de soutenir les initiatives locales en faveur de la santé sexuelle et reproductive.
Les interventions seront menées principalement dans plusieurs zones de santé de Kinshasa, notamment Ngiri-Ngiri, Bumbu, Selembao et Mont-Ngafula, avec la perspective d’élargir la couverture afin d’atteindre les cibles communautaires fixées par le projet.
ACP/UKB

