Kinshasa, 26 avril 2026 (ACP).- L’éveil de la conscience et le rejet des discours de haine ont été recommandés à la jeunesse congolaise, au lancement à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC) du mouvement citoyen « Kombo moko », a-t-on appris dimanche de la visionnaire.
« Nous voulons que la jeunesse congolaise comprenne que ce n’est pas à travers les insultes ou l’agressivité que nous allons bâtir un autre pays. Le nettoyage commence par soi-même », a déclaré Marie-Josée Ifoku, initiatrice de « Kombo moko (un seul balai) ».
Pour cette ancienne candidate à la présidentielle de 2018 et 2023, la transformation nationale est indissociable de la réforme de l’individu.
« Le vrai changement du Congo ne viendra pas seulement des dirigeants, mais d’une prise de conscience individuelle. Chaque jeune doit d’abord « nettoyer » ses propres comportements (incivisme, corruption, tribalisme) avant d’exiger un pays propre », a-t-elle insisté.
Mme Ifoku a exhorté les jeunes à devenir des forces de proposition plutôt que des instruments de manipulation politique.
Elle a souligné que la reconstruction du pays dépend d’un changement profond des mentalités, prônant le pardon et l’amour pour cimenter la cohésion nationale.
Les quatre piliers de la rupture
Le mouvement structure son action autour de quatre axes majeurs, à savoir : le nettoyage personnel (restauration des valeurs), le nettoyage autour de soi (influence positive sur l’entourage), le prolongement de soi (engagement citoyen) et l’unité dans la diversité.
Par ailleurs, le mouvement « Kombo Moko » prévoit de déployer des conférences et des cellules de réflexion sur l’ensemble du territoire national.
Ces activités, financées par des contributions citoyennes, visent à soutenir des initiatives de solidarité pour les communautés vulnérables, prouvant ainsi que la « renaissance du Congo » est une ambition réalisable. ACP/C.L.

