Kinshasa, 30 octobre 2025 (ACP).- La création d’un observatoire national de lutte contre les violences sexuelles en République démocratique du Congo a été recommandée jeudi à Kinshasa, lors de la rencontre de solidarité entre les femmes au pouvoir et femmes de la société civile. « Nous avons formulé quelques recommandations pour apporter une réponse féministe dans un front féministe pour le retour de la paix dans l’Est de la RDC, notamment la création d’un observatoire national de lutte contre les violences sexuelle », a déclaré Mme Annie Bambe Cikunda, coordonnatrice pays de la Coalition Beijing/RDC.
Et d’ajouter : « Les autres recommandations sont entre autres, renforcer la lutte contre l’impunité en orientant et exigeant …la poursuite des auteurs de violences sexuelles et des crimes de guerre, veiller à ce que les budgets nationaux consacrent une part significative à la sécurité, veiller à ce que la sécurité pendant et post accords de paix tienne compte des vulnérabilités spécifiques liés aux femmes et aux jeunes ».
Elle a fait savoir que favoriser les campagnes nationales de grande envergure contre la stigmatisation des survivantes pour une culture de la paix au quotidien et soutenir les programmes d’autonomisation économiques des femmes dans les zones en guerre afin qu’elles deviennent actrices de résilience, figure également parmi les recommandations formulées. Mme Bambe a noté qu’en dépit des condamnations internationales, les résolutions et les tentatives de médiation, la situation sécuritaire et humanitaire sur terrain ne cesse de se détériorer. « Les défenseurs des droits humains sont la cible de la nouvelle administration, les femmes et les défenseures des droits humains en payent également les lourds tributs », a-t-elle dit.
Elle a salué les efforts fournis par le gouvernement dans les rencontres diplomatiques et les déclarations des principes qui jusque-là n’ont pas encore conduit à la restauration d’une paix effective et durable en faveur des populations martyrisées. La coordonnatrice pays de la Coalition Beijing/RDC a indiqué que malgré les différents instruments juridiques internationaux, régionaux et nationaux qui existent, la RDC fait toujours face aux abus commis dans la partie occupée.
« C’est dans ce contexte alarmant que la Coalition Beijing/RDC et les organisations féminines congolaises appuyées par les féministes d’Afrique francophones pour élever leurs voix en apportant une réponse féministe dans un front féministe pour le retour à la paix dans l’Est de la RDC en vue de pousser les détenteurs d’obligations, les acteurs clés visibles et invisibles à donner des réponses pour la fin des hostilités, la paix véritable et durable et le respect des droits humains des femmes et des filles en RDC », a -t-elle dit. Plusieurs personnalités ont pris part à cette activité notamment la Première Ministre, la ministre du Genre, Famille et Enfant et la ministre provincial du Genre ainsi que des partenaires.
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