RDC : la formation sur le droit humanitaire international recommandée à Kinshasa

Kinshasa, 23 juillet 2026 (ACP).- La formation sur le droit humanitaire international (DHI) et sa sensibilisation, en République démocratique du Congo (RDC) a été recommandée jeudi à Kinshasa, par une actrice engagée dans la promotion des droits de la femme, lors d’une conférence axée sur ‘’le DIH et les défis posés par les conflits armés contemporains’’.

« Je pense qu’il y a moins d’informations sur le DHI, si on peut intensifier, ça peut aider. Beaucoup de gens ne connaissent pas le DHI. Il faut de formation sur ce droit humanitaire, de sensibilisation, au niveau de notre pays, des armées, de la population, nous devons connaître ce texte pour pouvoir l’utiliser et protéger », a déclaré Julienne Lusenge, directrice exécutive du Fonds pour les Femmes congolaises (FFC)

« Il y a beaucoup de crimes qui se commentent sur la population. (…) Évidemment les organisations nationales peuvent documenter des cas de conflits avec les partenaires pour arriver à dénoncer toutes ces cas violations de droit de l’homme. Il faut que les chefs de groupes armés, une fois arrêtés, qu’ils soient condamnés fermement par rapport au DHI » a-t-elle ajouté.

De son coté José Baruani, professeur de droit international à l’Université protestante au Congo (UPC) a indiqué que le DHI tient vraiment à protéger la population civile dans le cadre des conflits armés. 

« Je crois qu’au-delà de l’appel au respect des règles du DIH, pour les principes de distinction, de précaution, de proportionnalité, etc, l’idéal serait vraiment à amener les belligérants à éviter qu’il y ait des conflits armés dans les zones urbaines ou périurbaines marquées par la densité de la population », a-t-il dit.

Il a précisé que l’autre aspect en termes de défis, c’est par rapport aux biens de caractère civil. 

« Je veux qualifier ça des infrastructures vitales qui sont indispensables pour la survie de la population, notamment l’eau potable, entre autres le recours à l’énergie électrique, des hôpitaux » a-t-il martelé.

Il a fait savoir que les conflits armés dans des zones urbaines exposent ces infrastructures vitales au point que leurs destructions peuvent causer des crises humanitaires graves qui peuvent être directes ou indirectes.

Cette conférence sur le DIH est donc avant tout selon M. Baruani une opportunité d’engagement autant avec les décideurs politiques, militaires et scientifiques à divers niveaux qu’avec les acteurs d’influence dans la société civile, dont les voix pourraient être plus audibles et crédibles dans un environnement souvent biaisé par le narratif piloter des considérations partisanes.

ACP/AD/ AK/PN

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