Kinshasa, 26 avril 2026 (ACP).- La promotion de la masculinité positive a été suggérée pour lutter contre les violences invisibles et réinventer la force des hommes, dans un entrevue dimanche à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), avec des ambassadeurs de la masculinité positive.
« Dans nos sociétés, toutes les violences ne laissent pas de traces visibles. Certaines s’infiltrent dans le quotidien, s’installent dans les relations et détruisent lentement, sans bruit. Ce sont les violences invisibles, insidieuses, silencieuses, mais profondément destructrices. Il est temps de briser le silence des violences invisibles, de réinventer la force des hommes et de repenser la masculinité comme un levier de transformation sociale, et non comme un espace de domination », a déclaré Me Pacifique Nkunzi, ambassadeur de la masculinité positive en RDC.
« Une violence invisible ne se manifeste ni par des coups ni par des cris. Elle agit autrement : par le contrôle, l’humiliation, l’isolement ou encore la manipulation », a-t-il ajouté, avant de préciser que ce type des violences attaque directement l’estime de soi, l’autonomie et les repères personnels.
Me Nkunzi a fait savoir que les formes de violences invisibles sont multiples, entre autres : la manipulation émotionnelle et l’isolement social.
« Les violences invisibles ont plusieurs formes à savoir : la manipulation émotionnelle qui entraîne notamment la culpabilisation et la dévalorisation progressive jusqu’à la perte d’identité ; l’isolement social caractérisé par la rupture imposée avec la famille et les proches ainsi que la dépendance totale à l’agresseur », a-t-il expliqué.
L’ambassadeur de la masculinité positive a également cité l’intimidation professionnelle, particulièrement le harcèlement, le blocage de carrière et la marginalisation silencieuse ainsi que le contrôle financier (privation de ressources, domination économique, perte de dignité), parmi les formes de violences invisibles.
Il a recommandé la masculinité positive comme révolution silencieuse mais nécessaire pour faire face aux violences invisibles, qui selon lui, ne font pas de bruit, mais elles enferment.
Me Nkunzi a précisé que la masculinité positive n’est pas égale à la masculinité complice, car elle rejette la domination, le contrôle et la violence, même subtile. ACP/C.L.

