Kinshasa, 08 avril 2026 (ACP).- La promotion des femmes aux fonctions décisionnelles a été présentée comme un levier majeur pour renforcer l’efficacité de l’action publique et l’égalité de sexe en République démocratique du Congo (RDC), par une analyste, selon un message publié mercredi sur son compte X.
« La promotion des femmes dans les postes décisionnels constitue non seulement une exigence d’égalité, mais également un levier important pour renforcer l’efficacité de l’action publique », adéclaré Maguy Mbuku, analyste des questions féminines.
L’analyste a déploré la faible représentativité des femmes dans les exécutifs provinciaux, malgré les principes de parité. Elle a notamment cité le cas du Haut-Katanga, où une seule femme siège au sein d’une équipe de dix membres.
Selon Mme. Mbuku, également journaliste, bien que les femmes constituent le socle de la mobilisation et de la visibilité des partis politiques, cette présence active ne se traduit pas par un positionnement stratégique. « À quoi servent les femmes dans les partis politiques ? Mobiliser, accueillir, applaudir ou diriger ? », s’est-elle interrogée.
L’impératif d’une présence stratégique
Pour l’experte, la question de la parité doit se régler en amont, dès l’identification des cadres au sein des formations politiques, rappelant que malgré le fait que la constitution prône l’égalité, la pratique reste largement dominée par les hommes, cantonnant souvent les femmes à des portefeuilles sociaux.
Elle a enfin appelé les femmes à dépasser le stade de simples animatrices pour s’imposer dans les cercles où se prennent les décisions.
«Tant que les femmes ne seront pas visibles au moment des désignations, elles resteront nombreuses dans les partis, mais absentes dans les gouvernements», a-t-elle conclu. ACP/C.L.

