Kinshasa, 22 mars 2026 (ACP).- L’autonomisation de la femme congolaise a été présentée comme un pilier indispensable pour le développement de la République démocratique du Congo (RDC), lors de la clôture du mois des droits de la femme organisée dimanche, au Centre pastoral Lindonge à Limete, dans le centre de Kinshasa, capitale du pays.
« Rendre une femme autonome, ce n’est pas seulement l’aider individuellement, c’est stabiliser toute une nation. La mère congolaise occupe un rôle central dans l’équilibre économique et social du ménage », a déclaré la sœur Diane Odile Lumengo, religieuse thérésienne de l’Enfant Jésus de Kinshasa.
S’exprimant devant les membres de la Commission diocésaine Justice et Paix (CDJP) de l’archidiocèse de Kinshasa, Mme Lumengo a souligné l’impact global de l’indépendance féminine.
Pour elle, cette autonomisation ne doit pas être confondue avec un isolement, mais comprise comme une capacité d’action accrue, notamment dans la lutte contre la pauvreté et la protection de l’environnement.
Elle a précisé que ce processus devient une stratégie efficace de réduction de la précarité dès lors que la femme accède aux ressources financières, à la formation, à la protection sociale et à une véritable reconnaissance de ses activités.
« Il faut redonner à la femme son rôle de coordinatrice et de porteuse de vie, car c’est d’elle que dépend la formation des esprits qui dirigent nos terres », a-t-elle ajouté.
En marge des échanges théoriques, une séance pratique a été organisée par la hiérarchie de la CDJP-Kinshasa.
Les participantes ont été initiées à la fabrication de produits de consommation courante, afin de leur offrir des outils concrets pour renforcer l’économie domestique. ACP/C.L.

