Kinshasa, 14 octobre 2025 (ACP).- Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a été exhorté à promouvoir et à protéger de manière effective les droits de la jeune fille, particulièrement celles en situation de handicap, dans un échange mardi à Kinshasa, capitale du pays en marge de la Journée internationale de la jeune fille.
«Je lance un appel au gouvernement congolais à protéger et promouvoir de manière effective les droits de la jeune fille, particulièrement celle en situation de handicap, face aux violences sexuelles, domestiques à la discrimination et autres obstacles pour reconstruire une société congolaise inclusive et résiliente», a déclaré Stéphanie Bolia Nyamete présidente du Regroupement des élites Elites Vulnérables et Handicapées du Congo (REVHC).
«Je plaide pour que les filles aient une place à la table des discussions, qui les concernent et qui ont un impact sur leur avenir», a-t-elle ajouté.
Mme Bolia a indiqué que chaque 11 octobre, le monde entier célèbre la Journée internationale de la jeune fille, proclamée par les Nations Unies le 19 décembre 2011, suite à l’adoption de la Résolution 66/170, en raison des difficultés particulières liées notamment aux conditions d’enfants et aux personnes du sexe féminin auxquelles font face les petites filles et les adolescentes.
Cette actrice sociale a fait savoir que les filles ont besoin, qu’on leur fasse confiance et qu’on les accompagne pour qu’elles soient autonomes, par la mise en place des mécanismes favorisant leur inclusion dans les décisions.
Cette actrice sociale a fait mention de la résolution 1325 des Nations Unies, prônant la participation de la femme, particulièrement de la jeune fille, à la résolution des conflits.
«Notre pays, la République démocratique du Congo (RDC), étant en guerre, nous devons faire participer la jeune fille aux instances de prise de décisions pour la résolution des crises, et cela en organisant notre société de manière à ce qu’elle puisse promouvoir le droit de la jeune fille», a-t-elle déclaré.
Cette activiste des droits des personnes vulnérables a précisé que la jeune fille congolaise est appelée à être actrice du changement pour le développement de notre pays, qu’elle est leader, qu’elle peut exercer le leadership, que les filles sont des leaders qui peuvent façonner leur avenir en contribuant à des solutions durables. Elle a mis l’accent sur le fait que les filles puissent soutenir les personnes qui vivent dans le contexte des crises dans la partie est de notre pays, soutenir cette catégorie de personnes tout en reconnaissant leur résilience et leur potentiel, car dans ces zones de crises, la situation des filles handicapées demeure pire, les non-voyantes et celles qui utilisent des béquilles, chaises roulantes ont des difficultés pour se déplacer et trouver un abri pendant qu’il y a des coups de feu.
La Présidente du REVHC a lancé un message d’encouragement aux jeunes filles pour continuer à s’affirmer, particulièrement celles en situation de handicap, car le handicap n’est pas synonyme de manque d’intelligence, malgré cette situation, les filles handicapées peuvent s’épanouir, tout dépend du choix de la personne.
Ces dernières peuvent exercer l’entrepreneuriat par rapport au numérique pour le marketing des produits, pour fabriquer beaucoup de choses telles que des pommades, si l’on fait preuve de courage, de résilience. Elle demande à ces dernières à s’informer et à être formée.
Elle lance également un appel de soutien particulièrement aux jeunes filles congolaises de la partie est du pays, frappée par la guerre.
ACP/ODM

