Kinshasa, 12 avril 2026 (ACP).- Un appel à l’auto-affirmation professionnelle a été lancé au personnel féminin de l’Organisation des travailleurs unies du Congo (Otuc), un syndicat de la République démocratique du Congo (RDC) en vue d’un leadership fort, lors de la clôture du mois de la femme dimanche à Kinshasa.
« La valeur immense et la force de la femme se démontrent par ses capacités à bien travailler et à défendre ses droits. Lorsqu’une femme avance, c’est toute la société qui progresse », a déclaré Jeanne Bunda, présidente du département féminin de l’Otuc.
Pour la présidente du département féminin de cette organisation, l’heure n’est plus à la simple célébration festive, mais à la conquête des responsabilités.
Mme Bunda a affirmé que la compétence technique doit désormais servir de levier à une égalité réelle dans les administrations, qu’elles soient publiques ou privées.
Elle a, en outre estimé que le respect de la parité, garanti par la Constitution, est une exigence légale et non une faveur accordée aux femmes.
De son côté, Christine Mushure, point focal de l’Otuc à la Primature et membre des cellules Genre a indiqué que cette vision de leadership s’appuie sur le concept des « trois «E», à savoir : évaluation, encouragement et éveil.
Selon elle, cette approche incite les travailleuses à bannir la négligence pour viser des sommets de carrière.
L’enjeu électoral
Le président national de l’OTUC, Jean Benoît Ntando, a clairement affiché son ambition de voir, à l’issue des prochaines élections syndicales, une femme prendre les commandes de l’organisation pour la toute première fois.
Organisée au sein de l’église du Centenaire, cette activité marque un tournant dans le plaidoyer de l’OTUC. En mettant l’accent sur la « valeur par le travail », l’organisation syndicale espère transformer durablement la culture interne des entreprises congolaises pour une meilleure représentativité féminine dans les cercles de décision.
ACP/C.L.

