RDC : renforcement des capacités des acteurs juridiques contre les VBG

Kinshasa, 04 mars 2026 (ACP).– Un atelier destiné au renforcement des capacités des acteurs juridiques impliqués dans la mise en œuvre du projet « Relèvement et lutte contre les Violences basées sur le genre (VBG) » dans les provinces du Kasaï Central et de Kinshasa, a été organisé mercredi à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo (RDC) par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), en partenariat avec la Koica.

« L’objectif de cet atelier, c’est justement pour améliorer les compétences des acteurs juridiques et judiciaires qui sont impliqués dans la mise en œuvre du projet +Relèvement et lutte contre les VBG+, afin que la prise en charge juridique des victimes de violences sexuelles qui sont bénéficiaires du projet puisse être beaucoup plus efficace et surtout tenir compte des différents aspects qui sont liés à tous les contextes qui entourent cette thématique », a déclaré Claudine Rusasura, experte en genre au PNUD.

Elle a précisé qu’au cours de cette formation de trois jours, plusieurs questions seront abordées, notamment celles liées à la prise en charge juridique et judiciaire des VBG dans sa globalité, ainsi que la question du genre.

Selon cette spécialiste, une mauvaise compréhension de ces thématiques pourrait biaiser la prise en charge des victimes, d’où la nécessité pour les acteurs d’être pleinement conscients du préjudice que subissent les femmes.

« Les questions liées au genre et aux violences basées sur le genre peuvent apporter des confusions dans la tête de certaines personnes. On peut avoir parfois des connaissances qui sont plus ou moins erronées sur la question. Et les discussions de ce matin nous ont permis vraiment de recadrer beaucoup de choses, parce que dans la compréhension des uns et des autres, les choses n’étaient pas aussi fixes que ça », a-t-elle laissé entendre.

En RDC, les VBG constituent un phénomène social touchant l’ensemble de la société et reflètent la matérialisation violente des discriminations entre hommes et femmes.

Les acteurs impliqués dans la prise en charge multisectorielle des survivant€s de VBG recensent environ 20.000 cas signalés par an en RDC. La majorité des victimes sont des femmes et des jeunes filles (98 %), dont plus de la moitié sont mineures au moment des faits. Les violences domestiques, sexuelles, ainsi que les mariages précoces ou forcés, restent les formes les plus fréquentes de VBG dans le pays. ACP/

Fil d'actualités

Sur le même sujet