Kinshasa, 4 mai 2026 (ACP).- L’engagement à redorer l’image de la femme des médias a été réitéré par une association des femmes journalistes, dans un échange lundi, à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée annuellement le 3 mai. « Aujourd’hui, notre métier est marqué par la transformation numérique et les défis liés à la désinformation. C’est dans ce contexte que notre association des journalistes femmes, la Tribune des Femmes des médias, s’engage avec détermination pour redorer l’image de la femme dans les médias, mais aussi celle de l’ensemble de professionnels de l’information. Nous nous donnons pour mission de mobiliser les journalistes, où qu’ils soient, afin de rappeler que le journalisme est un métier noble. Et comme tout métier noble, il doit être exercé avec rigueur, responsabilité et respect des règles établies », a déclaré Rachel Shako, présidente de la TFM.
Elle a indiqué que l’évolution du journalisme, portée par la digitalisation et l’Intelligence artificielle (IA), constitue à la fois une opportunité et un défi pour la profession. « Le journalisme est un métier noble qui doit être exercé avec rigueur, dans le respect de l’éthique et de la déontologie », a-t-elle ajouté. Mme Shako a dénoncé la confusion croissante entre journalistes professionnels et acteurs non formés qui s’improvisent communicateurs, grâce aux outils numériques, tout en soulignant que cette situation contribue à ternir l’image des médias.
Selon elle, les femmes journalistes sont particulièrement affectées par ces dérives. La TFM entend ainsi mobiliser les professionnelles et professionnels des médias autour des valeurs fondamentales du métier. « Nous pouvons tout savoir, mais nous ne devons pas tout dire. Notre responsabilité est de diffuser une information juste, vérifiée et utile à la société », a-t-elle précisé.
Dans un contexte sécuritaire fragile dans certaines régions du pays, elle a également appelé à un journalisme responsable, orienté vers la consolidation de la paix, insistant sur la nécessité d’éviter les discours de haine et de privilégier un traitement équilibré de l’information. « À travers cet engagement, la Tribune des femmes des médias réaffirme sa volonté de valoriser le professionnalisme des femmes dans le secteur et de renforcer la crédibilité du journalisme », a-t-elle poursuivi. « Nous devons préserver l’essence de notre métier tout en nous adaptant aux innovations », a-t-elle conclu.
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