VBG en RDC : les victimes encouragées à dénoncer pour leur prise en charge

Kinshasa, 10 juillet 2026 (ACP).- Les victimes de violences basées sur le genre (VBG) sous toutes leurs formes ont été encouragées par la coordonnatrice du Fonds des Nations unies pour la population (UNPFA), à dénoncer ces actes barbares, lors d’un atelier sur le renforcement des capacités, vendredi à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC).

«Nous encourageons toutes les femmes victimes de violences à dénoncer les faits. Elles doivent avoir le courage de signaler les violences qu’elles subissent et de porter plainte auprès des structures compétentes», a déclaré Dr Irène Katoba, coordonnatrice du département santé sexuelle et reproductive (VBG) à l’UNFPA.

Selon Mme. Katoba, le silence autour des violences basées sur le genre, sous toutes leurs formes, demeure encore un tabou. Les victimes continuent de se taire, du fait que de nombreuses femmes ne connaissent pas encore leurs droits. 

«Nous avons constaté qu’au sein de notre communauté, cette problématique demeure encore largement méconnue. Beaucoup de femmes ne connaissent pas leurs droits et sont exposées à de nombreux cas de violences dans leurs familles et dans leurs communautés», a-t-elle dit.

«Les acteurs que nous venons de former auront pour mission d’accompagner les victimes en les orientant vers les structures de prise en charge. Ils sensibiliseront également les communautés afin que les femmes prennent conscience qu’elles n’ont pas à subir des violences, que ce soit au sein de leur famille ou dans leur environnement», a fait savoir l’activiste.

Par ailleurs, elle a invité les victimes à ne pas se décourager ni abandonner. 

«Il peut arriver que certains dossiers ne soient pas correctement traités à un premier niveau, notamment dans certains services de police (…). Des avocats, des psychologues et d’autres professionnels sont disponibles pour leur apporter une assistance juridique, psychologique et sociale. Il est donc important de se rendre dans ces structures de prise en charge afin de bénéficier d’un accompagnement adéquat. Même lorsque les auteurs disposent d’un certain pouvoir ou d’une influence, la loi existe. Elle condamne les auteurs de violences basées sur le genre et prévoit des sanctions à leur encontre», a-t-elle conclu.

Les violences basées sur le genre (VBG) demeurent un défi majeur en République démocratique du Congo. Malgré les actions de sensibilisation et de prise en charge menées par les acteurs concernés, de nombreuses victimes restent silencieuses en raison de la méconnaissance de leurs droits, de la peur et de la stigmatisation. Les initiatives actuelles visent à renforcer la prévention, encourager la dénonciation et faciliter l’accès des victimes aux services d’accompagnement.

ACP/Y/Mok

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